Les mots n'ont jamais disparu. Ils ont toujours été aussi ancrés de-ci de-là. Mais ici plus que jamais. A la différence aujourd'hui que les aiguilles du temps, que le temps des horloges les a englouti a pleine bouche. C'est tristement dit et constaté, mais le temps n'est plus et surtout, il ne m'est plus. Un temps qui me fait regretter ces dernières années de lycée ou celui-ci m'était encore accordée, ou le travail donné n'était alors que dérisoire, même si la conscience n'en avait pas une once d'idée. Tout est autre à présent. Mes mains et mon cerveau sont au service entier de ces projets artistiques qui s'enchainent à la chaine. Chaque jour un nouveau vient en supplanter un autre. Mes mains se délient au fur et a mesure des coups de crayon, de cutter, de pinceaux, de décapeur et j'en passe; et se découvrent elles même sous de nouveaux gestes. Mon esprit littéraire et c½ur philosophique s'adaptent à l'artistique, même s'ils ne pourront jamais s'y confondre pleinement. On ne peut renier sa nature, ce qui nous fait au plus profond. Nous tient, nous fait regarder, observer, comprendre, apprendre, appréhender et parler. Mais comme toute bonne chose a du bon, il y a aussi du moins bon. L'artistique a pris place au détriment de l'écriture. Et nul besoin de vous écrire ni même de vous décrire ce que cela peut engendrer sur moi même. Mais a tout bon et moins bon, il y a nuance. L'écriture rythme mes pas, peu importe l'endroit. Se déverse au bout de mes doigts, peu importe le moment. Il me faut a présent juste, passer par une adaptation. Alors sachez, chers inconnus que même si mes mots, mes écrits, aussi petits soient-ils se font de plus en plus rares par ici, il n'en reste pas moins que je ne passe pas un jour sans venir furtivement lire vos petits mots qui me font tellement plaisir. Vous savoir toujours là, toujours aussi accroché, ne finira jamais de me surprendre et surtout, oui surtout de me combler. Vos attentions et vos réclamations me touchent. Me font sourire après une dure journée. Fut un temps j'ai délaissé cet endroit au profit du concret, la lassitude du virtuel m'a fait revenir au réel. A ma volonté ferme d'y arriver, d'y parvenir. J'ai donc retrouvé les pages blanches, les carnets vierges et le stylo noir. L'inspiration n'est jamais partie elle non plus. Plus présente que jamais. Elle n'en finit pas de se déverser, et j'ose a m'imaginer dans un coin de ma tête le jour ou vous ne me lirez plus ici, mais ou vous m'aurez entre les mains. J'ose a soupçonner votre préférence pour du concret plutôt que du virtuel, et me dis alors que vous ne m'en voudrez que moindre de délaisser cet endroit. Mais ce n'est pas si simple pourtant. Les deux heures de transports en commun matin&soir m'aident à y réfléchir et m'ont aidé a trouver un compromis. Puisque le temps ne m'est plus accordée pour me poser devant ce clavier et vous livrer mes mots les uns à la suite des autres, je le fais à présent sur mes trajets parisiens. Sur le siège du RER, le quai du métro, le siège du métro. Peu importe l'endroit, puisque le temps me l'accorde à ce moment, autant vous en faire profiter et vous écrire de la-bas. Ainsi le texte précédent en est un très bon exemple. Ce dernier fut écrit un matin, sur la ligne B du RER puis taper quelques jours plus tard. Et lorsque je vois votre engouement toujours aussi présent et ce qu'il vous a fait, la motivation n'en ai qu'accentuée. L'envie de vous sentir continuez à vous identifier à mes écrits et lire vos retours me pousse à contrecarrer ce temps et lui capturer quelques furtifs moments pour vous écrire. De plus, chose exceptionnel cette semaine, un allègement du carnet de projet me fait espérer pouvoir être plus présente par ici et profiter de ce petit plus pour vous écrire d'avantage.
Terminer ces quelques mots sans vous le dire, serait une honte et une offense. Alors, merci. Oui merci de persévérer à rester, de croire en moi, en mes mots avant tout. Et merci des vôtres, surtout.
Affectueusement, Samantha.