21:19_Nos shoot photos du vendredi midi aux Tuileries... A ne manquer sous aucun prétexte. Dont en voici un aperçu par Elle

21:19_Nos shoot photos du vendredi midi aux Tuileries... A ne manquer sous aucun prétexte. Dont en voici un aperçu par  Elle
Les mots n'ont jamais disparu. Ils ont toujours été aussi ancrés de-ci de-là. Mais ici plus que jamais. A la différence aujourd'hui que les aiguilles du temps, que le temps des horloges les a englouti a pleine bouche. C'est tristement dit et constaté, mais le temps n'est plus et surtout, il ne m'est plus. Un temps qui me fait regretter ces dernières années de lycée ou celui-ci m'était encore accordée, ou le travail donné n'était alors que dérisoire, même si la conscience n'en avait pas une once d'idée. Tout est autre à présent. Mes mains et mon cerveau sont au service entier de ces projets artistiques qui s'enchainent à la chaine. Chaque jour un nouveau vient en supplanter un autre. Mes mains se délient au fur et a mesure des coups de crayon, de cutter, de pinceaux, de décapeur et j'en passe; et se découvrent elles même sous de nouveaux gestes. Mon esprit littéraire et c½ur philosophique s'adaptent à l'artistique, même s'ils ne pourront jamais s'y confondre pleinement. On ne peut renier sa nature, ce qui nous fait au plus profond. Nous tient, nous fait regarder, observer, comprendre, apprendre, appréhender et parler. Mais comme toute bonne chose a du bon, il y a aussi du moins bon. L'artistique a pris place au détriment de l'écriture. Et nul besoin de vous écrire ni même de vous décrire ce que cela peut engendrer sur moi même. Mais a tout bon et moins bon, il y a nuance. L'écriture rythme mes pas, peu importe l'endroit. Se déverse au bout de mes doigts, peu importe le moment. Il me faut a présent juste, passer par une adaptation. Alors sachez, chers inconnus que même si mes mots, mes écrits, aussi petits soient-ils se font de plus en plus rares par ici, il n'en reste pas moins que je ne passe pas un jour sans venir furtivement lire vos petits mots qui me font tellement plaisir. Vous savoir toujours là, toujours aussi accroché, ne finira jamais de me surprendre et surtout, oui surtout de me combler. Vos attentions et vos réclamations me touchent. Me font sourire après une dure journée. Fut un temps j'ai délaissé cet endroit au profit du concret, la lassitude du virtuel m'a fait revenir au réel. A ma volonté ferme d'y arriver, d'y parvenir. J'ai donc retrouvé les pages blanches, les carnets vierges et le stylo noir. L'inspiration n'est jamais partie elle non plus. Plus présente que jamais. Elle n'en finit pas de se déverser, et j'ose a m'imaginer dans un coin de ma tête le jour ou vous ne me lirez plus ici, mais ou vous m'aurez entre les mains. J'ose a soupçonner votre préférence pour du concret plutôt que du virtuel, et me dis alors que vous ne m'en voudrez que moindre de délaisser cet endroit. Mais ce n'est pas si simple pourtant. Les deux heures de transports en commun matin&soir m'aident à y réfléchir et m'ont aidé a trouver un compromis. Puisque le temps ne m'est plus accordée pour me poser devant ce clavier et vous livrer mes mots les uns à la suite des autres, je le fais à présent sur mes trajets parisiens. Sur le siège du RER, le quai du métro, le siège du métro. Peu importe l'endroit, puisque le temps me l'accorde à ce moment, autant vous en faire profiter et vous écrire de la-bas. Ainsi le texte précédent en est un très bon exemple. Ce dernier fut écrit un matin, sur la ligne B du RER puis taper quelques jours plus tard. Et lorsque je vois votre engouement toujours aussi présent et ce qu'il vous a fait, la motivation n'en ai qu'accentuée. L'envie de vous sentir continuez à vous identifier à mes écrits et lire vos retours me pousse à contrecarrer ce temps et lui capturer quelques furtifs moments pour vous écrire. De plus, chose exceptionnel cette semaine, un allègement du carnet de projet me fait espérer pouvoir être plus présente par ici et profiter de ce petit plus pour vous écrire d'avantage.
Terminer ces quelques mots sans vous le dire, serait une honte et une offense. Alors, merci. Oui merci de persévérer à rester, de croire en moi, en mes mots avant tout. Et merci des vôtres, surtout.
Affectueusement, Samantha.

# Posté le samedi 14 novembre 2009 15:56

Modifié le samedi 14 novembre 2009 16:26

19:30_Le disque s'est rembrayé, A la différence qu'il est tout neuf celui-ci. Tout commence sans recommencer.

19:30_Le disque s'est rembrayé, A la différence qu'il est tout neuf celui-ci. Tout commence sans recommencer.
Alors voilà, c'est fini ? Non; alors voilà, c'est fini. T'es partis. T'as fuis aussi vite que le métro qui s'engouffre dans le tunnel au départ du quai. T'as fuis comme un courant d'air. Une claque sèche et brève qui se glace sur mon visage en guise d'adieu. Oui; t'es partis sans marche arrière, sans t'retourner. Sans m'voir demeurer, ne pas bouger. Prendre racine sur ce quai. Alors c'est fini. Ma montre a cessé. De tic-tac il n'y a plus. Que cet homme aux gestes bien rodés du quai d'en face pour maroufler il ne reste. Il n'a pas fini lui. Ni même eux qui affluent. Non ils n'ont pas fini. On n'revient pas à la ligne. Pourtant toi si. Nous non; mais toi si. T'es partis. Alors voilà, c'est fini; point à la ligne. Enter. Maj. Le trait du bas clignote; comme attendant une suite imminente. Mais il n'y en a plus. L'habitude de ces dernières années a cessé brutalement. T'as débranché l'clavier et l'a embarqué. Laissant mes pieds fondre et faire corps avec ce goudron; un écran d'pc dans les bras. En guise de... en guise de quoi d'ailleurs ? De souvenirs inexistants ? Ce n'est pas un mac. Je n'ai pas les données. C'est toi qui a enregistré et tout effacé. Supprimé en un clic dans la corbeille. Comme on balance le vingt minute a la sortie du métro, Gare du Nord. Alors voilà, c'est fini. Il n'y a plus rien. Plus rien qu'un corps inerte qui s'enfonce sur le quai de la rame trois, arrêt Réaumur Sébastopol; un écran d'pc dans les bras, une page blanche pour image. Attendant. Mais attendant quoi au juste ? La fin du film pour sortir de la salle et en parler tout en rentrant a la maison ? Si seulement c'était ainsi. Si seulement la vie; l'amour ne pouvait être qu'un film dont nous aurions tous les commandes, une petite télécommande à la main pour jouir comme bon nous semble de la suite à venir. Un retour en arrière, ou bien au contraire, une avance rapide. Une envie de perdurer ou une envie d'oublier, d'effacer à jamais. Mais non, rien de tout cela. C'est fini. Pour de vrai cette fois. Pour de vrai et j'y crois. Lui aussi vient de finir. Il l'a annoncé. L'affiche est posé. C'est fini. Coupure, cassure, déchirure. Croisement d'métro. Assez long pour ne pas le voir disparaître a son tour. Partir oui, et non pas fuir. Un éclat vif et assourdissant retentit dans toute la rame et s'en va faire écho dans les tunnels latéraux. L'écran vient de tomber. S'est brisé, mais ne fait pas corps avec le sol. Il le fuit lui aussi. Glisse, roule. C'est fini. Oui, c'est fini. Tes bras me jette, me pousse, m'expulse et ton odeur me quitte. Tes mains cessent leur trajectoire prédestinée, pendant que les miennes tentent en vain de garder l'infime qui disparait. Tu fuis a grands pas vers un ailleurs dont tu ignores tout, mais sais que tes pas avalent un peu plus de notre histoire a chaque nouveau. Tu n'veux pas digérer pour ne pas y penser. Alors tu engloutis a grande bouchée, a grand pas pour en finir au plus vite. Comme si c'était un calvaire. Sans rien dire je te regarde faire. Te regarde tout détruire, abattre, raser. Passer sous silence. C'est fini. Il n'y a plus rien, que le vent qui s'engouffre dans les creux de ta veste en guise de complice de ta fuite. Mon être explose et voudrait s'accrocher a chaque grain de ta peau pour te ramener a la raison. Une claque incrusté sur tes joues brut pour t'enraciner a ce quai. Tes mains accrochées à mon ventre noué pour te faire ouvrir les yeux. On n'peut garder ce qui ne nous appartient pas. Ne peut forcer ce qui ne doit pas l'être. On n'peut qu'essayer. Essayer en vain, même si on sait dès le début que rien ne changera. C'est fini. Oui, bel et bien fini.

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 13:32

Modifié le samedi 14 novembre 2009 16:38

17:00_La mémoire n'est autre que le présent du passé.

17:00_La mémoire n'est autre que le présent du passé.
Il y a des mots. Des moments. Des lieux. Des instants. Des sentiments qui marquent plus que d'autres parfois. Sans y pouvoir grand chose la roue tourne et la flèche s'arrête sur celui-ci. C'est ainsi, c'est comme ça. On n'choisit pas vraiment dans ce genre de partie d'échec. On n'peut que redouter les conséquences à venir de nôtre présent du passé. Notre mémoire. Que celles-ci soient aussi bien physique que psychologique. Mais finalement c'est comme un cycle de marrées. Arrive toujours le moment de partir pour mieux y revenir. Partir sans savoir pour autant avec exactitude quand le retour se fera. Le lendemain. Dans un mois. Ou bien cinq ans plus tard. Oui. Cinq ans. Il m'aura fallu cinq ans avant de revenir dans ce jardin. Cette maison. Revoir son visage. Le visage de cette femme. Si changeant, comme s'il lui était impossible de se souvenir. Comme si elle avait oublié ce qui s'était passé. Comme si elle avait oublié le mien, alors que le sien est resté gravé à la surface de mes yeux comme une photo qu'on immortalise à jamais sur une pellicule d'argentique. Revenir et retrouver tout ou presque à sa place. Avec détails, tout revoir. Car même si des changements subsistent, les images du passé, sont quand à elles, bien encrées à chaque recoins de ce jardin. De cette maison. De cette femme. On oublie pas les premières choses. Les premiers. Tout ce qui débute. Peu importe qu'ils soient surpassés par la suite ou même améliorés. Le fait est qu'on oublie pas tout ce qui commence et qui à pour essence la nouveauté. Peut importe qui l'on soit. Homme ou femme. L'essence est inchangée. Le fait est avéré. Tout n'est que question d'interprétation. De capacité à garder en mémoire ce que d'autre tende à oublier bien vite. Que ce soit consciemment ou inconsciemment. On est jamais vraiment maître de ce qui nous constitue et nous fait vivre au quotidien. L'Homme n'est pas parfait. Le sexe masculin non plus. C'est un fait avéré qui a fait ses preuves. Il me l'a prouvé et ne cesse de me le démontrer à chaque fois. A chacune de nos rencontres. Preuve en est. Il y a cinq ans je me suis retrouvée dans ce jardin. Derrière cette maison. Le dos tournée à cette femme qui nous observait. Aujourd'hui tout a recommencé. Même scénario. Même lignes. Même didascalies. Il y a cinq ans j'ai pleuré pour la même raison qu'aujourd'hui. Les choses ont eu beau changer, grandement même. Le problème demeure et demeurera quoi qu'il arrive. Cinq ans n'y ont rien fait, alors qu'est ce qui pourrait bien y faire ? Nous avons voulu y croire. Nous avons fait semblant comme des enfants. Mais au fond nous le savons. Nous ne changerons pas. Non. Pas nous, ni même ce qui se passe, ni même cette histoire. Nous continuerons à travers ces non-dits. Continuerons à nous comprendre à travers eux. Je ne comprendrais peut être jamais ton attitude d'enfant derrière laquelle tu caches la vérité et tu ne comprendras jamais en retour mes pleurs de petite fille. Mais c'est ainsi. Cinq ans que cela dure. Avec encore devant nous, de "belles" années.

# Posté le lundi 24 août 2009 11:01

Modifié le lundi 31 août 2009 07:21

13:25_La boucle se boucle

13:25_La boucle se boucle
Alors ca y est nous y sommes. La boucle se boucle comme on dit. Ironique réalité. Des semaines. Des mois. Plus d'une année que l'on attend ce moment, pour réaliser qu'on y est à présent. Le calendrier atteste d'une vérité qu'on ne peut accorder ni même assurer. Atteste du temps bien long qui s'est envolé en une poignée de jours cochés au fur et à mesure. Alors on préfère en rire plutôt que d'y croire. Rire de se souvenirs de tout ces obstacles qui nous attendaient et nous apparaissaient de loin comme insurmontables. Et pourtant. Pourtant rien n'est impossible. Rien n'est insurmontable. Il faut juste une bonne dose de ceci et de cela. Une bonne dose de tout. Sans même avoir besoin d'y croire tout se réalise, tout se surmonte quoi qu'il arrive. Tout n'est que question de temps et de jours. Je ne pensais pas parvenir à surmonter cette ultime année et tout ce qui l'accompagnait, la composait. Et pourtant. Pourtant les cubes se sont imbriqués les uns dans les autres comme une banale partie de Tettris. Pourtant aujourd'hui j'y suis arrivée et nous y sommes. Enfin, dirions nous. Ce jour fait un peu partie de ces jours clés de notre vie que l'on attend particulièrement et qu'on ne réalise pas lorsque ceux-ci viennent enfin à aboutir. Mais le fait est là. Les cartons sont remplis. Pliés. Scotchés. Et même déjà de l'autre côté. Tout est parti. Ne reste plus que les murs blancs de cette chambre. Ces immenses placard et penderie aux portes blanches qui encadrent cette cheminée dénudée. Ne reste plus qu'un lit en fer noir pour trôner au beau milieu de ce spectacle et imposer un ultime souffle de vie. Dernière clef de ces trois années. Tout ce qui peut constituer l'identité d'une personne depuis ces dix neuf dernières années se trouve à présent renfermé dans quelques cartons, qui n'attendent plus qu'à être à nouveau déballés. De l'autre côté. La-bas. Là ou un nouveau chapitre de vôtre vie va s'écrire. Le second dans l'ordre des choses. Un chapitre dont la première page sera écrite à l'encre noir demain matin par le train 7002 de 6h30. Un ultime passage inévitable. Tout a commencé par ce même train il y a exactement un an et huit mois, sur ce quai numéro 11 de la Gare du Nord. Alors oui, tout devait et doit se finir tout naturellement la-bas, par ce même train. Peu importe l'heure bien matinale. On croit au destin ou on n'y croit pas. Le hasard fait parfois bien les choses, et il est tout naturel dans certains cas de lui rendre la monnaie de sa pièce comme on dit. Une histoire. Une Gare. Un numéro de Train. Un Tout symbole. Symbole d'un an et huit mois d'Amour Sncf. D'aller-retour. Du dimanche soir, ou bien du lundi matin à six heure Gare du Nord. Symbole d'une histoire à l'apparence abracadabrante mais à la réalité réalisable. Symbole de la ténacité de deux êtres qui ont décidé de faire le pari fou d'aller à l'encontre des "on-dit" , " préjugés " et autres idées reçues. Une volonté ferme de ma part de vouloir réaliser cela. De boucler moi même cette boucle, demain matin, dans cette gare. Une volonté agrémentée d'une pointe de hasard. Il traine, arpente, serpente tout et m'offre un dernier coup de maître pour terminer ce chapitre comme il le faut. Treize années nous séparent. Un nombre qui nous porte chance depuis le début de ce livre, de ce premier chapitre. C'est donc avec cette chance que le hasard me fit sourire lors de l'obtention de mon dernier billet. Je ne sais quel était le pourcentage de chance pour que je tombe dessus, mais le fait est là. Demain matin, je prendrais le train 7002 de 6h30 en direction de la Gare du Nord, pour boucler cette boucle. Apposer le point final à ce tout premier chapitre. Et serais assise dans la voiture numéro ... treize. La vie est aléatoire et c'est pourquoi on ne peut prévoir à l'avance. Au même titre que le hasard l'est également, on ne peut jamais dire s'il sera en nôtre faveur ou non. Mais voilà un an et huit mois qu'il est là. Présent. Peu importe le lieu, la gare, le contexte. Et demain, il se glissera au creux de mon ventre pour se meler à ce que je ressentirai en bouclant cette boucle. Une boucle qui se bouclera dans les règles des choses. Avec ce seul et unique billet d'aller. LE billet d'aller sans retour. Mais il aurait était bien trop simple de l'obtenir si facilement. Nous sommes en vacances et la foule se presse dans les halls de gares. Alors oui, j'ai forcé la main au destin et lui ai octroyé une petite volonté. Je ne voulais pas déroger à la règle et tenais à faire la queue comme tout le monde. Esperant quelle soit la plus grande et longue possible, pour une fois. Ironique situation que de se retrouver ainsi derrière tant de personnes. Entre tant de personnes, et avoir un sourire aussi grand alors que leur visage affiche tout autre. Je ne sais combien de temps j'ai passé dans cette file. Parce qu'au fond, l'importance n'était pas tant dans les minutes, les heures qui découlaient; mais plutôt dans ce qui m'attendait au bout de celle-ci. Me retrouver devant ce guichet de marbre froid et observer cette personne de l'autre côté de la vitre, ne pas s'imaginer un seul instant ce qu'il est en train de faire, de tapoter sur son clavier d'ordinateur. Ne pas comprendre ce qu'il réalise. Ignorer le fait, qu'aujourd'hui ce ne sera pas comme les autres fois. Qu'aujourd'hui les rôles sont inversés. Bousculés. Il n'est plus le complice d'une fuite, mais bel et bien l'aboutissant d'un voyage. La clef d'un pari réussi. Aussi infime soit-il et représente t-il; une partie de cette boucle. Un élèment clef, lui comme tout les autres qui ont été sans le savoir imbriqués dans ce récit et auront leur place demain. Lorsque la boucle se bouclera pour de bon. Car même s'il ne sera pas là Lui; moi j'y serais. Y serais et le ferais pour nous deux. Apposerai le point final au premier chapitre, tournerai la page et entamerai la toute nouvelle. Cette nouvelle page de ce Moleskine. Le Nôtre.

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 07:26

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 16:29

19:13_Un mélange de déception. De peine. De rancune et d'amertume. Avec une pointe de joie. Se dire qu'il n'y a aucune justice. Aucune non. Voir de telles personnes avoir de telle mention, alors qu'ils n'ont rien foutu de l'année... C'est le monde à l'envers. Mais l'essentiel est là. Il faut se dire que de toute manière, de manière générale, on est supérieur à eux. Je sais que je suis supérieure à elle et ca me suffit...

19:13_Un mélange de déception. De peine. De rancune et d'amertume. Avec une pointe de joie. Se dire qu'il n'y a aucune justice. Aucune non. Voir de telles personnes avoir de telle mention, alors qu'ils n'ont rien foutu de l'année... C'est le monde à l'envers. Mais l'essentiel est là. Il faut se dire que de toute manière, de manière générale, on est supérieur à eux. Je sais que je suis supérieure à elle et ca me suffit...
.






















Les pleurs finiront par cesser. Il faut juste que le vase se déverse de tout son contenu. Les joues sècheront et même si le ventre restera noué et la gorge serré. Peu à peu tout reprendra. On oubliera pas. Il faudra juste attendre. Attendre que la bataille se fasse et que justice soit faite. Alors, les mots reviendront par petites secousses. Bien qu'ils soient déjà là. Ne vous en faites pas. Il faut juste du temps. Oui. Du temps.

Il ne s'agit pas que d'une impression. Un simple ressentiment. En vérité c'est un constat. Un constat étrange et déstabilisant. Un constat qui suscite l'impression elle même. Le sentiment lui même. C'est comme si on marchait vers ce précipice les yeux bandés, avec la hâte d'y parvenir et d'en finir sans se douter que nous ne sommes pas là ou nous nous l'imaginons, mais bel et bien là, ou nôtre fort intérieur qui ne s'exprime qu'implicitement veut nous amener. Jusqu'à ce que le bandeau tombe sous le vide du premier pas qui ose s'aventurer dans celui-ci, comme machinalement. Les yeux s'ouvrent et le gouffre béant s'amplifie. Stupeur et tremblements dirait-Elle. Le coeur saisi. Les yeux éberlués. Le ventre troué de douleur. Une douleur grandissante et enivrante. La douleur de la vérité. Celle du constat déroutant. Sentir son corps se dérober sous ce vide affluant. Un vide métaphore d'un constat indéniable. D'une situation. Regarder. Observer. Chercher. Regarder ce vide s'étendre tout autour de nous à une vitesse incontrôlable. L'observer engloutir et anéantir tout sur son passage. Chaque panneau, indice, instrument visuel, auditif, perceptif, odorant. Tout. Engloutir et anéantir ce Tout qui nous rattache à cette vie. Chercher la moindre bosse, la moindre imperfection dans ce nouveau monde lisse. Regarder. Observer. Chercher ces repères établis depuis toutes ces années. Ces Tout qui nous constituent chacun comme nous sommes. Les chercher en vain. Se rendre compte qu'il n'y a plus rien. Le cordon est coupé. Que l'on est au beau milieu de nulle part. Qu'il n'y a plus que nous et ce vide. Ce vide métaphore qui vous fait constater, prendre conscience avec effroi que tout s'arrête ici. Au bord de cette falaise. Vous montre avec justesse qu'arriver à elle, c'est accepter de gré ou non de boucler dix neuf années de vôtre de vie. Se rendre compte que; oui; la boucle est bouclée comme on se plaît à le dire et le répéter. Mais dans ce mélange de maux, avoir pourtant l'impression que c'était hier que l'on entrait au Cours Préparatoire. Avoir la sensation de ne pas avoir profiter de cette grande partie de sa vie comme il aurait fallu. Comme il aurait du. Avoir un arrière goût amer de ne pas s'être assez préparée. De ne pas avoir su percevoir ce qui arriverait au terme de tout cela. Au bord de cette falaise. Ne pas avoir su prévoir pour parer au raz de marée. A se qu'il provoquerait. Dévoilerait. Susciterait et entrainerait. Une peur omniprésente pour tenter de combler ce vide. Cette sensation d'égarement. De perte de repères. Le Vide, l'Inconnu comme on en rencontre que très peu, fait peur et effraie quiconque s'y confronterait. On a beau savoir par avance ce qu'il va y avoir dans cet "après". Cela n'atténue en rien le corps plié en quatre. Je me suis enfermée malgré moi dans cette sorte de monde parallèle, attenant à la vie réelle pendant une semaine complète. Une accession rendue possible par un mois de transition. Une déconnexion de la réalité nécessaire pour pouvoir tenir et gérer. Mais un enfermement renversant. Intriguant. Être capable de garder conscience de ce qui se trame autour de soi sans pour autant pouvoir entrer en interaction avec. Un enfermement implicite qui ne récoltât pas pour finir ce qui lui était du. La bulle éclata comme on dit et la douleur éclata à son tour. Corps et âme et esprit réduit en un amoncellement de morceaux si infimes, dont il faudra de longues semaines et de longs mois. Peut être de longues années, pour tout reconstituer. Seule la tristesse des mots demeure. La tristesse de dire que je ne garderais qu'un goût amer de ce jour et un souvenir que je n'aspire qu'à oublier. Ce bout de papier et cette mention n'y changeront rien. L'atteinte et la déception sont bien plus grandes. La vie est faite de nombreuses injustices et ce qui est malheureux à dire c'est qu'elles ne font que commencer.

# Posté le mardi 07 juillet 2009 13:20

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 17:26