20:46_Il y a de quoi en perdre corps et âme. Une Histoire avec un grand H comme on en voit rarement sur la toile cinématographique. La vérité de l'amour tel qu'il est réellement y est tellement bien dépeint. J'en ai le coeur retourné et des idées d'écrits pleins les mains.

20:46_Il y a de quoi en perdre corps et âme. Une Histoire avec un grand H comme on en voit rarement sur la toile cinématographique. La vérité de l'amour tel qu'il est réellement y est tellement bien dépeint. J'en ai le coeur retourné et des idées d'écrits pleins les mains.
Alors c'est ainsi. C'est ainsi que cela doit se passer. Vous sur le quai et moi dans ce train. C'est bien connu, même si on peut uniquement prendre un aller ou bien un retour, bien souvent l'on demande un aller-retour. Cette fois-ci j'en ai demandé un. Mais ce dernier et effectif ce soir. La gare est pleine à craquer. Les gens fourmillent de part et d'autre. Ca cris. Chante. Hurle. Cours. Parle. Embrasse. Enlace. Repousse. Pleure. S'en va. Les signes se font et ne se défont pas. Plus. Postés dans leur costume gris, casquette visser sur la tête, le bras levé ils sifflent. Un coup de sifflet net et précis qui raisonne de longues secondes encore dans le hall de la gare. Les portes se referment d'un geste machinal comme on claque une porte de chez soi, du magasin, de la fac. La séparation est ainsi officialisée. Séparation entre vous et moi. Ce n'est pas une fin, puisqu'il y a aller-retour dans mon petit étuis de la Sncf. Il s'agit juste d'une pause. Une pause de ce livre virtuel que je vous écris. Pause d'une durée modifiable. Variable. Le train ne reviendra pas en gare avant trois semaines. Peu à peu ce dernier s'éloigne de ce hall et de ces arcs en fer forgé qui le dessine. Le rail du quai se vide de celui-ci. La vitesse augmente un peu plus d'avantage. Direction les examens.

# Posté le lundi 08 juin 2009 14:57

Modifié le lundi 08 juin 2009 16:01

21:28_Welcome to the New Generation ! La même qui vous permet de devenir en un clic ami avec votre proff principale sur facebook. On nage en plein surréalisme !

21:28_Welcome to the New Generation ! La même qui vous permet de devenir en un clic ami avec votre proff principale sur facebook. On nage en plein surréalisme !
Faites vos jeux. Rien n'va plus.

Nous sommes à peu de choses près 60 millions de personnes sur ce territoire français. 60 millions d'hommes et de femmes. De jeunes et de moins jeunes. De bambins et d'ados. Un tout qui laisse une pluralité d'options et de possibilités toutes aussi valables les unes que les autres. Et pourtant. Pourtant parmi ces 60 millions de choix, il ne pouvait y en avoir qu'un. Il ne pouvait y avoir qu'une seule et une seule personne. C'est à peu de chose près semblable au loto. Les cas de plusieurs personnes comme gagnant ne sont que bien trop rares. Alors entre la météo de Sébastien Folin et le journal télévisé de Claire Chazal, la nouvelle est tombée. Sophie Favier a annoncé le résultat du tirage du loto. Seulement pour une fois, ce n'était pas une somme d'argent qui était en jeu. Non loin de là. La donne avait changé. Cette fois-ci c'était une destination. Une destination qui varia au cours des derniers mois. Passant des Etats-Unis à l'Allemagne en un seul coup de Boeing. Pour enfin atterrir à l'aéroport de cette ultime destination. Les boules descendent au fur et à mesure du tirage, de cette grande sphère pour afficher peu à peu le mot final. Un sourire de Sophie et puis voilà. Le nom du gagnant apparaît en bas de vôtre écran. De nôtre écran. La surprise n'est pas grande car au fond on s'en doutait. Le pressentait. Mais le recul intensifie toute la dimension de la nouvelle. Comprenez. Rendez vous compte. Nous sommes 60 millions d'êtres vivants sur ce sol français. Je ne sais combien d'hommes et de femmes. Mais il est sûr, bien moins de 60 millions à faire ce métier. Vous défendre corps et âme jusqu'au prix de leur vie. Défendre leur nation et ses habitants quoi qu'il advienne. Vous protéger et vous représenter. Aussi bien intra-nation que de l'international. Une multitude de dossiers possibles pour une seule place disponible. Mais la réponse est tombée. Sur ces 60 millions de personnes que nous sommes tous et toutes, un seul homme est désigné, donné vainqueur. Et cet homme n'est autre que le mien. La chair de ma chair. Le sang de mon sang. Nous sommes 60 millions de consommateurs comme le dirait ce fameux magasine. Mais 60 millions de français parmi lesquels le nom de mon père est sorti. Il n'y en fallait qu'un et ce sera lui. Lui qui à gagné ce tirage de loto. A gagné cette destination. Aura pour devoir et mission de vous représenter dans ce pays. La Pologne. Accompagné de bien d'autres nationalités, travaillera un peu plus d'avantage à l'évolution de notre Union Européenne au sein de l'OTAN, organisme qu'il sert depuis tant d'années, au même titre que l'ONU. Aidera a faire avancer la cohabitation de toutes ces nations dans la lignée de nos pères fondateurs et de leurs ambitions. C'est ironiquement drôle. Moi qui n'ai jamais cru à ce jeu et qui défend haut et fort que jamais je ne mettrais un centime là dedans. Soyez réaliste. Vous voyez bien que vous avez bien plus de chance de perdre de l'argent que d'en gagner. Croyez moi, vous feriez bien mieux d'acheter une tirelire et d'y mettre les sous que vous comptiez dépenser dans un billet de loto. Faites le calcul au bout d'une petite année, vous verrez à quel point vous êtes gagnant. Mais cette fois-ci le choix n'y était pas. Le billet de loto était par avance attribué. De gré ou de force. Alors hasard ou pas, le fait est là. Il n'y a plus à reculer. Juste à préparer les cartons. C'est un mal pour un bien. Les ouï-dire de ce pays ne sont pas totalement faux. La vie y est bien différente de la vie française. Mais après tout, ne sommes nous pas une famille de vagabond ? N'avons pas nous l'habitude de ce rythme de vie, à peine la tête sortie le jour de l'accouchement. J'en ai connu des villes, des pays. Sept en dix-neuf ans. Ce qui est loin d'être négligeable pour ceux et celles qui non jamais quitté leur ville natale. Alors ils y arriveront. Tout n'est que question de temps et de barrière de la langue. Saviez vous que le polonais est la quatrième langue la plus dure au monde ? Mais après tout, il n'y a pas d'âge pour apprendre. Il y a plus d'un an, j'apprenais quelques rudiments de roumain. Alors oui, ce sera avec joie que je me mettrais au polonais et passerais ces trois prochaines années, en dehors des autres voyages, entre la France et la Pologne. Un dépaysement et choc des cultures comme je les aime. Si le Canada et l'été Indien nous attendent en Septembre, c'est un vrai Noël sous de la vraie neige qui nous accueillera en Décembre en Pologne. Comme quoi finalement, ce qui peut apparaître comme le plus grand inconvénient d'un métier pour une vie, ne s'avère être que le plus bel avantage. Il y a beau avoir des blessures qui resteront ouvertes et des séquelles à fleurs de peau pour toujours. Malgré cela, rien n'entachera la fierté que j'ai pour lui et tout ce qu'il a accompli pour nous et sa patrie. Une fierté dont il n'aura jamais connaissance mais qui est pourtant là, bien enracinée.

# Posté le mardi 26 mai 2009 15:30

Modifié le lundi 01 juin 2009 16:38

19:49_Tout les chemins sont bons pour fuir. Mais certains ont-ils une fin ?

19:49_Tout les chemins sont bons pour fuir. Mais certains ont-ils une fin ?
Je me surprends ces derniers temps à fuir. Mais en réalité, n'ai-je pas été constamment en train de fuir depuis le début ? Un sentiment et une expression physique renforcés par ce savoir. La fin est proche. Et cette dernière me pousse sans cesse à ne plus me sentir chez moi nulle part autre que la-bas. Me propulse à fouler le sol de cette gare. Faire la queue dans ce tracé et regarder celui qui se trouve derrière la vitre tapoter sur son clavier ma délivrance. Le regarder être complice de ma fuite. Un peu plus d'avantage à chaque fois. Une fin qui me pousse à la moindre occasion à reproduire le même plan de fuite. Combien de fois ai-je décidé en plein milieu de la matinée, de l'après-midi, en plein cours d'histoire ou de philo; de fuir. Courir jusqu'à avoir ces billets et sauter dans ce train quelques heures plus tard. Je fuis à la recherche de cet ailleurs. De ce sentiment qui m'anime dans cet engin. Attraper le sourire aux lèvres cette enveloppe toute déchirée puis y fourrer une fois de plus ces billets. Le tas s'amoncèle. Mon Amour Sncf se résume à cette enveloppe. Cette enveloppe qui se détériore de voyage en voyage. Mais qu'importe. La structure demeure. Engloutissant ces quelques soixante billets et plus. Le tout a la taille d'un livre. Une somme astronomique au fond, au bout de plus d'un an et demi. Mais l'amour n'a pas de prix dit-on. Encore moins celui-ci, l'Amour Sncf. L'erreur est humaine Woody certes. Mais dans ce cas si celle-ci devait en être une, alors elle en serait la plus belle de toute. Mais non je ne suis pas seule à être dans cet Amour Sncf Stéphanie, nous sommes les deux seuls. Alors oui je profite de cette insouciance et de ce bonheur que de pouvoir vivre dans l'instant et décider avec tant de liberté ce que je veux faire dans l'instant d'après. Une soif de liberté accrue par ces pulsions qui m'animent au quotidien. Me font vivre. Respirer. Me sentir vivante. Vivante d'amour. De vie. Je ne suis qu'une vagabonde qui aime la vie et ne se sent bien que dans cet amour sncf et autre objet, moyen de fuite. Une vagabonde qui à trouver son vagabond. Son complice et compagnon de fuite. Te souviens tu ? C'était hier. Nous débarquions de l'avion. Débardeur et tongue sous ce onze degré de Paris. Assis dans cette immense salle d'aérogare à attendre encore trois longues heures avant de prendre le train. Nos regards fixés sur ce gigantesque écran ou défilent toutes les destinations possibles et inimaginables du monde entier. A peine débarqué, le regarder et se demander ou partir après ? La Nouvelle Calédonie ? La Thaïlande ? Le Canada ? Les semaines ont filé et le projet c'est peu à peu mis en place sous une envie oppressante de repartir au plus vite et toujours plus loin. Le tout jusqu'à aujourd'hui. Hier. Ces derniers jours en soi. La décision est prise. Les détails n'attendent qu'à être finalisés. Dans moins de trois ou quatre mois, le Canada nous tendra les bras pour trois longues semaines minimum. On en à parlé. Y a pensé et le fera. L'attente sera longue d'ici là. Mais passera tellement vite, une fois les billets en main. Et puis, le jeu en vaut la chandelle dit-on.

# Posté le dimanche 24 mai 2009 13:58

Modifié le dimanche 24 mai 2009 15:09

19:10_Y a plus qu'à reculer pour mieux sauter. Patience patience. Ca viendra bien assez vite.

19:10_Y a plus qu'à reculer pour mieux sauter. Patience patience. Ca viendra bien assez vite.
Il y a comme une équation de déprime qui stagne et s'installe dans l'air(e). Une limite dépassée qui pour une fois n'aurait pas pour réponse une infinité ou un rien. Marcher à petits pas sur cette droite à peu de chose près monotone. Tout aussi croissante que décroissante. Voir ce petit 2 se faufiler au creux de mes cheveux avant de pénétrer au fin fond de ma tête et de s'y reposer légèrement en décalé de mon cerveau. Ce dernier n'étant pourtant pas un x. Mais tout doit-il avoir une concordance ? La récurrence suffit. Mais tout se poursuit. La déprime découle d'une suite. Suite d'évènements notés exponentiellement parlant de jolis mots. Jolis maux qui se croisent. S'entrechoquent. S'enlacent puis s'entremêlent. Voilà. Le graphique est tracé. Il n'y a rien a regretter. Il il y a juste à poursuivre. Sauter de modulo en modulo et arriver là ou l'équation vous à prédestiner à atterrir. Le calcul est bon. La somme est immanquablement le résultat d'une dose de travail intense multiplié par des nerfs qui lâchent additionné à des heures qui défilent à vu d'oeil, le tout sur un Tout bancal au possible. Il n'y a pas trente-six formule. Tout est question d'entrainement.
Allez. Exercice suivant.

# Posté le lundi 18 mai 2009 13:31

20:32_Un nouveau défi. Une nouvelle forme d'écriture. On verra bien jusqu'ou mon imagination et mon réalisme me mèneront.

20:32_Un nouveau défi. Une nouvelle forme d'écriture. On verra bien jusqu'ou mon imagination et mon réalisme me mèneront.
Combien de fois suis-je passée en train devant. Combien de fois m'y suis-je arrêtée sans descendre. Suis restée ainsi. A les envier de l'autre côté de la vitre. En me disant qu'un jour mon tour viendrait. Qu'un jour moi aussi je fuirais cette réalité. Cet ici pour un ailleurs. Peu importe qui il serait pourvu qu'il soit loin. La roue tourne comme les aiguilles d'une montre. On finit tous par y arriver. On y est. Nous y sommes. Ça y est je peux enfin y descendre comme eux. Longer ces immenses galeries. Couloirs. Escalators. Prendre comme eux ces gros avions qu'on ne voit qu'à la télé ou que l'on devine bien trop loin dans le ciel. Sentir mon c½ur se serré au décollage et mes yeux se gorger d'images tout au long du voyage. Se voir traverser les nuages et se rendre compte qu'ils ne sont rien. Que ces gros cotons aperçut de la terre ferme ne sont en réalité qu'une infime poussière de rêverie. Diner a plus de dix mille mètres d'altitude. Tout en longeant et admirant la côte Italienne. Se dessinant sous ces points lumineux. Puis apercevoir en sa fin sa fameuse botte. S'accorder quelques instants de sommeil le long de la traverser du Nil. Le longer de tout son long pour se réveiller au dessus de la Somalie. Se réveiller pour s'émerveiller de n'avoir jamais vu un ciel aussi étoilé de toute sa vie. Si vous aviez vu cela. C'était. . . Oh que oui c'était. . . Mais le temps se poursuit et la mer nous sert d'autoroute liquide pour une bonne partie du reste du trajet. Jusqu'à ce que les côtes de Madagascar se dessinent quelques heures plus tard au levé du soleil. Ca y est la fin approche. L'ailleurs nous tend les bras. Le bout du monde se rapproche de plus en plus. Les onze heures de vol touchent à leur fin. Cette vie si particulière qui se noue au sein de cet engin. Entre tous durant ce vol, va prendre fin. Une fin pour un nouveau commencement. Le bon. Celui qu'on imagine depuis six mois. Depuis que l'on a les billets entre les mains. Le temps de régler les montre et de se mettre à l'heure locale. Neuf heure et une température extérieure de vingt huit degrés déjà. Sentir ce coup de chaud vous submerger, à peine le pied poser sur le tarmac. Se dire qu'il n'en faisait que onze encore la veille au soir, avec un temps gris. Autant dire que le dépaysement est des plus complet. Mais il le fallait bien. Le bout du monde est comme son nom l'indique un ailleurs inqualifiable. Qu'on ne rencontre nullement ailleurs. Mais comme pour tout et partout une adaptation s'impose. Vont s'en suivre une immersion des plus totale et jamais réalisée jusque là. Que ce soit paysagement ou culturellement parlant. Ou encore culinairement. Au début on s'émerveille de voir ces si majestueux palmiers. Bananiers. Cocotiers. Puis au fil du temps l'émerveillement laisse place à la banalité pour connaître un tout autre émerveillement. Aiguiser une nouvelle forme de sentiment. De perception visuelle. Rentrer au coeur des terres. Un intérieur composé de trois Cirques. Appelés ainsi par leur forme, dû à l'histoire de cette île. A sa naissance. Un spectacle des plus spectaculaire. Observer ces pans de montagnes vous faire front. Vous engloutir. Vous. Être si insignifiant en son contre bas. Lui, leur tenir tête et les gravir. Aussi importante et imposante soit leur taille et la durée de l'escalade. Quatre heures pour certaines. Huit heures pour d'autres. Une condition physique mise à rude épreuve. Des nerfs qui lâchent. Mais une purification intérieure indéniable. Un deuxième souffle de vie. Offert si généreusement par cette Nature. Si verdoyante. Jamais je n'avais vu un paysage si vert. De tels montagnes sans une once de terre visible. A tel point que si on ne vous donnez point l'indication du lieu, vous penseriez sans hésiter vous trouver au Brésil. En pleine forêt Amazonienne. Découvrir au détour de ce paysage quelques criques dû à des plateaux de cascades. Pouvoir se baigner dans celles-ci. Dans cette eau de source turquoise. Sous certaines de ses petites cascades et se croire en séance de balnéo naturelle. Puis en apercevoir de bien plus grandes. D'immenses. Comme celle dite du " Voile de la Mariée " ou encore du " Niagara " . S'asseoir face à elles et se laisser envahir par ce qu'elles dégagent. Cette apaisement qu'elles peuvent vous procurer rien qu'à les observer en silence. Écouter uniquement le bruit du fracas de celle-ci sur l'eau du bassin. Regarder en son sommet, la descente s'affairer. Se rendre au plus impressionnant point de vue. Ce volcan. Admirer avant de la traverser, cette plaine sortie de nulle part. Observer cette terre rouge. Orange. Marron se mêler au sol granuleux. Avoir la nette impression visuellement de se trouver sur la planète Mars. Puis se rendre devant cet imposant Piton de la Fournaise sans bien vraiment se rendre compte de l'envergure de ce dernier. Attendre de faire le tour de l'île pour le réaliser. Parcourir cette route aux côtés verdoyant pour n'apercevoir soudain plus rien. Passer du vert au gris, noir en rien de temps. Voir la terre. Ces coulées de lave fumer. Fumer sous l'humidité ambiante. Se trouver là. Sur l'une d'entre elle et imaginer ce qui s'est passé il n'y a pas si longtemps. Prendre conscience en son contre bas de la grandeur de celui-ci. De sa largeur et de sa longueur. Rien ne résiste à son passage. La route est sans cesse reconstruite. Puis continuer sur cette dernière et retrouver d'un coup le vert du paysage. Pour le perdre à nouveau et ainsi de suite, au fil des différentes coulées des différentes années, qui se succèdent. Une belle leçon que nous apporte la Nature. Nous montre que ce qu'elle peut faire, elle peut également le défaire. Longer la côte et se baigner le long de ces quelques plages. Nombreux sont ceux à penser à l'écoute du mot "île" que c'est égale à des plages de sable blanc. Mais détrompez vous. L'île de la Réunion est principalement connu pour son relief déconcertant et ses randonnées à toutes épreuves. Si vous désirez des belles plages réputées comme il se doit, alors prenez l'avion et rendez vous juste à côté. Mayotte et l'île Maurice seront vous satisfaire. Puisque ces dernière ne possèdent que cela. Le volcan de l'île Maurice s'étant entièrement affaissé il n'y a plus rien. Ou très peu. Mais bien évidemment, il y a également de jolies plages à la Réunion. Des lagons aux récifs incroyablement surprenant. Parce que ca aussi, il n'en est question qu'au bout du monde. Rentrer d'un seul trait dans une eau turquoise et transparente comme celle que vous pouvez boire. Avoisinant les vingt six. Peut être même vingt huit degrés parfois. Gouter à cet Océan Indien. Nager au beau milieu de poissons exotiques. Certains allant même jusqu'à venir vous chatouiller les jambes. Surprenant mais attendrissant. Puis attraper masque et tuba et se laisser porter non loin de là pour observer la vie. La vraie Vie. Découvrir de nouvelles espèces. Un nouvel environnement. Un tout autre monde en réalité. Mettre en pause durant une poignées d'heures le monde humain pour se consacrer corps et yeux à ce dernier. Jusqu'à remonter à la surface au soleil couchant. Un bien beau tableau pour clôturer un si beau moment. Puis reprendre la route et admirer ces champs de canne à sucre à perte de vue. De Chouchou. Un légume si particulier et typique de cette île. Dont il est possible de le décliner sous de nombreuses formes. Gratin. Tarte. Farcis. Et enfin mon préféré. Pour lequel je serais prête à me damner. Les beignets de Chouchou. Croyez moi, goutez y et vous finirez la bouche dans le plat. Et puis il y a aussi cet endroit. Se rendre dans cette grande exploitation familiale de vanille. Ecouter attentivement un joli cours nous être donné sur cette dernière. Pour enfin entrer dans le coffre-fort et sentir soudainement votre odorat se gorger de cette odeur si particulière qu'est la vanille. Au même titre que le Rhum. Boisson incontournable. Visiter cette distillerie et sentir cette odeur si forte vous prendre le nez pour ensuite la faire glisser le long de votre gorge lors de la dégustation.
Mais rien n'est comparable aux rencontres que vous pouvez faire. De cette grand-mère créole qui vous conte en sa maison, l'histoire de son île. De sa naissance à l'arrivée des colons. A cette autre petit bout de femme, boitillant qui vous ouvre les porte de sa maison, de ses quatre petites chambres d'hôtes. Un sourire timide au coin des lèvres. Vous prépare à manger comme si vous étiez ses enfants et tiens à se mettre à table avec vous. Vous conter son histoire, sa cuisine. Son lapin au goyavier. Son baba-figue. Gouter du bout des lèvres ou à pleine bouche ses punchs maison et autres Rhums. Qu'il soit à la coco ou à la grenadine. Puis au petit matin, gouter ces confitures maisons : ananas, goyavier, banane, letchi ( car la bas il ne dise pas litchi mais letchi ), et bien d'autres. Accompagné d'un jus de fruit frais, composé de fruits du jardin. Il n'y a pas mieux pour réaliser que vous êtes à l'autre bout du monde. Au point d'avoir l'impression d'être sur une autre planète. Car il n'est pas donner à tout le monde de commencer la journée en mangeant de l'ananas frais, de la noix de coco ou encore des fruits de la passion. Ca aussi, au petit déjeuner, des fruits de la passion, c'est à se damner. A moindre degrés, les samoussas. Les bouchons. Et bien évidemment plat typique local, le carry. Se déclinant à toutes les sauces. Carry poulet. Camaron ( crevettes ) . Porc. Boeuf-carottes. Petit Jaque. Et j'en passe. Puis pour quelque chose d'un peu plus relevé, le massalé est là. Accompagné pour les plus téméraires du rougail. L'aliment de base la-bas étant le riz et les grains. A force, vous en venez à rêver comme ma soeur de "vert". Entendez par là, petits pois, haricot vert etc. Heureusement le shupsway (mélange de légumes accompagné parfois de riz et de grains et se déclinant aussi au poulet, brochettes de camarons etc. ) est là. Car bien évidemment que vous trouverez en plus de tous les produits locaux, les produits de métropole. Mais il vous faudra y mettre le prix. Voila pourquoi, le fromage et les yaourts ne sont que pour les jours de fêtes ! Mais après tout, il y a tellement de fruit et de légumes à découvrir qu'on s'en passe volontiers. Puis il y a ceux de métropole mais qui portent des noms différents. En soit, une grande diversité culinaire dont vos papilles se régalerons. Surtout avec le gateau de Songe. Une diversité perceptible et que vous offre comme il se doit le marché.
Et puis il y a tout ces petits détails du quotidien qui font que vous êtes bien loin de la métropole. De l'autre côté de l'hémisphère. Le ciel par exemple. Ne vous attendez par à retrouver la "casserole" ou encore la "grande ours". Jamais vous ne les trouverez. Comprenez comme j'ai compris pour la première fois que le ciel qui nous couvre est loin d'être uniforme. Vous n'observerez jamais le même ciel, où que vous vous trouviez sur cette planète. Ainsi de même, la lune est inversée. Petit détail qui fait sourire. Au même titre que toutes les histoires et autres légendes qui peuplent cette île. Dont la plus connue et sans nul doute celle du "Dodo". Puis il y a cette immatriculation. Département 974. Le fait que la-bas le changement d'heure n'existe pas. Alors à l'heure ou eux sont en train de rentrer dans la période de l'hiver avec encore des journées à 35 degrés. Il fait nuit à six heures. Cela déboussole au début puis, vous vous y fêtes et apprenez à vivre décalé. A vivre au côté de cette population qui clame haut et fort ses origines. Être Réunionais avant même d'être Français. Ce qui peut parfois provoquer des rencontres bien moins agréables. Ils ne sont qu'une minorité et pourtant ils persistent. Persistent à tenir des discours racistes envers ceux qu'ils nomment "les Métro" ou bien "les zoreilles". Comprenez tout ceux qui viennent de la métropole. Et même si cela fait plus de douze ans que vous résidez sur cette île, que certains de vos enfants sont nés la-bas. Si vous croisez ce genre de groupe, vous n'y couperez pas. Votre peau à beau être bronzé, vous n'en restez pas moins "Métro". Mais ces rares moments sont supplantés par de biens plus beaux instants comme cette rencontre avec cette jolie "Blanche". Cette tortue albinos, avec laquelle vous pouvez jouer malgré sa taille importante et qui adore que vous lui grattiez tout le tour de sa carapace. Elle en devient folle et vous promet un joli ballet accompagné de bonnes éclaboussures. N'espérez pas repartir sec après cette partie de jeu. Mais quelle belle leçon de vie. La toucher. La caresser. Caresser cette peau, si sensiblement proche de celle de l'humain. La taquiner. La sentir réagir comme une enfant. Une expérience inoubliable autant pour elle que pour nous. Nous et tous ces hommes et femmes qui prennent soin de toutes ces tortues de mer qu'on leur apporte. Font de ce centre une merveille. Mais qui à la différence de ses compères, Blanche ne pourra jamais quitter. N'ayant pas de pigmentation, si les soigneurs prenaient le simple risque de la remettre à la mer, elle se ferait tout simplement manger en un rien de temps. Alors la question ne se pose pas. Saviez vous qu'à la naissance, une seule tortue sur cent arrive à retourner à la mer sans se faire manger. Et une sur mille réussit à survivre dans la mer. Car de leur naissance à leur taille adulte, elles sont sujettes à se faire manger par de nombreuses espèces sur terre comme dans la mer. Et puis, à la voir dans son bassin. A voir le contact qu'elle a avec l'être humain, il est indéniable qu'elle s'y sent bien. Autre moment fort, la ballade en bateau à fond de verre. Prendre le large pour aller observer les récifs sous-marins plus époustouflants les uns que les autres. Tous ces poissons. Puis avec de la chance, apercevoir par hasard ce jour là un petit banc de dauphins. Une maman et son petit venir jouer timidement avec les remous du bateau.
Tant de moments forts. Inoubliables qu'il est bien difficile de les mettre par écrit après les avoir vécu de la sorte. J'en oublie surement. La visite au jardin d'Eden. Le cimetière marin ou l'on découvre que le dit "La Buse" fut un pirate des Mers du Sud ou encore que le capitaine Eraste Feuillet est mort en duel. Mais l'essentiel est là. L'essentiel est dit. Le bout du monde vaut d'être vu. Parcouru. De s'y rendre et de se laisser surprendre. Englouti par tant de différences. Le monde est peuplé d'ailleurs. De petit bout du monde comme celui-ci. Et il est indéniable de dire qu'ils valent tous la peine d'être rencontré. Car au même titre que la beauté ou que Dieu en lui même. Le bout du monde ne se démontre pas. Il se rencontre.

J'ai fait en tout et pour tout plus de 2000 clichés. La sélection fut dure, mais en voici un petit aperçu avec ce montage. Bon voyage !

# Posté le dimanche 10 mai 2009 09:33

Modifié le dimanche 24 mai 2009 15:05