Je mentirais que de vous affirmer que cela m'ait venu de la sorte. Que je n'y avais point songé avant que cela n'arrive. Avant ce week-end. En réalité cela fait déjà plusieurs semaines, peut être bien un mois que j'y pense. Ainsi cela peut légitimement s'expliquer par cette thèse si commune à tous. Si commune au lebenswelt. Quoi qu'il advienne. Où que vous vous trouviez. Vous ne pouvez y échapper. Il arrive malgré tout. Oui, ce moment T arrive toujours à un moment clef de votre vie. Ou tout simplement de votre instance. Parfois, selon les personnes, il est fréquent qu'il persiste à se montrer peut être bien trop souvent. Bien trop en tout cas que l'aurait souhaiter ceux qui le subissent. Mais on n'choisit pas. Il n'est pas question dans ces moments précis, tout du moins dans celui-ci de libre arbitre. Ce moment arrive comme un courant d'air se faufile au claquement d'une porte. Alors oui, ce moment T pour ma part. Tout du moins ce nouveau moment T, puisqu'il est loin d'être le premier en terme général. Mais en terme particulier, dans cette catégorie précise il l'est, certes. Il est donc arrivé il y a plusieurs semaines. Peut être un mois vous dis-je. Comme à toute scène. Tout rebondissement. Il y a un élément déclencheur. En ce qui me concerne et en ce qui concerne l'objet de ces mots et de cet écrit. L'élément déclencheur se nomma Cassandra. D'ailleurs, Dieu merci, elle se nomme toujours ainsi. Mais parlons au passé. Cette jeune demoiselle débarqua par ici. Ces valises sous le bras. Des valises gorgées de mots. Prêtes à exploser et à éparpiller de-ci de-là quelques uns de ceux-ci. Je la croyais de passage. Mais c'était surestimer la grandeur de ses valises. On dit que l'amour rend aveugle. Mais parfois la réalité même rend aveugle. A vouloir persister dans la recherche d'autrui, on en finit par passer à côté et ne plus le voir. Elle n'était donc pas de passage. N'était pas qu'un simple courant d'air. Tout du moins au début. Elle s'est présentée comme tel et ma fait frissonner. Puis elle a laissé exploser ses valises. Éparpillant le long du couloir, des pièces, quelques vêtements. Au fil du temps, après m'avoir fait attraper froid par ce courant d'air, elle a attrapé au détour d'une marche d'escalier une écharpe. Puis un étage plus haut, un bonnet. Le couloir longé, elle m'a mise des gants. Petit à petit elle a pris place. A pris place sur moi. S'est imprégnée de petites parties qui me constituent. A pris soin de moi tout en continuant à m'inonder sous le poids de ses mots. Comme si elle voulait que je ne prenne pas froid. Que je ne m'enrhume pas. Entendez par la, comme si elle voulait que la réalité m'atteigne et m'imprègne une bonne fois pour toute. Elle s'est attachée à sa tache. Comme pour me montrer qu'il me fallait cesser de chercher autrui. Qu'autrui c'était eux. Lui. Nous. Vous. Mais qu'en ce jour, autrui avait pris place en elle. Aujourd'hui encore. Elle est encore là. Reste. Persiste dans l'inconscience la plus grande et la plus totale de ce qu'elle engendre et sème sur son passage. Un courant d'air aussi transparent soit-il laisse indéniablement des traces de son passage. Il n'y a qu'à bien regarder.
Je mentirais en vous disant qu'il n'y a qu'elle. Qu'il n'y a eu qu'elle. Et ce serait égoïste de ma part de consacrer essentiellement ceci à elle seule. Mais voilà. Elle fut l'élément déclencheur et je ne pouvais décemment pas ne pas commencer par elle après tout ce qu'elle fait. Non elle n'était pas la seule. Oui il y en a eu d'autres avant elle. Puis après elle. Mais je crois qu'il est temps grâce à elle d'en parler. D'oser mettre cela par ici. Par écrit virtuel. Je l'ai dit. Redit dans de nombreux commentaires. Sur de nombreuses pages virtuelles. Mais qu'importe. Je crois ne jamais cesser de le dire et de le redire. Bien sûr que j'aime écrire. Et vous n'imaginez peut être pas à quel point. Mais comprenez qu'à la différence de bon nombre. Je n'écris pas pour moi. Mais bel et bien pour vous. Vous êtes mon moteur. Ma motivation. Ma source d'inspiration première. Alors oui, certes parfois je m'inspire de mon propre vécu. Parce que malheureusement ou heureusement, on dira comme on le voudra; bien trop grand. Mais quoi qu'il en soit. Je ne cesse d'écrire que pour Vous, chers inconnus. Et quoi qu'on puisse en dire. En penser. Je m'en fiche du nombre de visites, de la quelconque célébrité que cet endroit puisse avoir ou que je puisse avoir dans un avenir proche ou lointain. Car ce n'est pas cela que j'attends. Que je cherche. Non bien loin de là. Ce que j'attends. Convoite. Sont vos réactions. Parce que j'écris pour vous, je n'attends que de vous en retour, de simples mots. Le fruit de mon travail n'est plus grandement récompensé que lorsque vous me dites ces mots là. " oui c'est exactement cela. Je l'ai aussi vécu. Mais je n'ai jamais réussi à mettre des mots comme tu le fais" . Je n'en demande absolument pas plus. Qu'un simple retour de la sorte. Et ne peut, même aujourd'hui, au bout de cinq ans d'écriture déjà; supporter les remerciements. Cela peut paraitre paradoxale mais comment admettre que l'on me remercie alors que c'est à moi de vous remercier en première instance. Vous remercier de me fournir la capacité à travers vous de délier mes mots et d'avoir cette facilité des mots justement, dont je suis bien consciente. Cette facilité qui me permet d'écrire sans m'arrêter. Il me suffit de regarder quelqu'un. D'entendre une bride de phrases. Prendre part à une discussion pour pouvoir ensuite écrire sans retenue et étaler ma soif de la plume sur le papier des pages et des pages durant.
Certains n'oseront jamais laisser de mots en passant par ici. Et je peux décemment respecter ce choix. Mais lorsque celui-ci se justifie par le fait " qu'on ose pas, parce qu'on ne passerait qu'inaperçu parmi tous ces commentaires. Tous ces mots si semblable. " Je vous répondrais que bien au contraire. Je prends à chaque fois la peine de lire chaque commentaire. Et jusqu'à preuve du contraire, pour tout commentaire constructif, ou bien même toute critique constructive, je prends toujours le temps et la peine de répondre. Qui que vous soyez et quoi que vous puissiez penser ou vous imaginer, tachez de garde en mémoire que je ne suis qu'une simple personne au fond du fond. Alors il est indéniable que cela ne sera jamais une corvée que de prendre du temps pour vous laisser à mon tour quelques mots. Je vous dois à Vous ma force d'écriture. A tel point de même, que je ne pourrais jamais vous en vouloir que de déserter cet endroit. Cela ne fait que remettre en question ma volonté à poursuivre par ici. Car si parfois il y a cette impression que cet endroit se vide, comprenez qu'il se vide de vous et donc par la même de mon écriture. Etant ma source d'inspiration. Comment pourrais-je poursuivre si vous n'y êtes plus ? Ma seule exigence serait peut être de vous demander d'avoir l'amabilité de rester. Même assis dans un petit coin au fond, en silence. Du moment que de la vie et de l'attention persistent. Alors cela me suffit amplement.
Enfin, je terminerais cet écrit qui vous est destiné par une petite anecdote justifiant le titre de cet article. Il y a encore quelques années je me trouvais à la place de certains d'entre vous. Surfant de blog en blog. S'accrochant à des vies exposées virtuellement. A ces brides de vie d'inconnus. J'étais "fan" comme certains le disent vis à vis de moi. Et je vous avouerais qu'en toute honnêteté ce mot me dérange. Car il me parait surréaliste. Étant passée par ce "stade", cette période. Jamais je n'aurais pu penser, imaginer qu'un jour je me trouverais à la place d'un de ces "blogs". De l'un de ces mondes virtuels. Que l'on admire. Que l'on suit assidument. Ou pas. Non jamais. Alors penser un seul instant qu'il serait mis dans 100 favoris. C'est comme on dit, la cerise sur le gâteau ! Si vous saviez. . . Je crois que cette photo résume parfaitement ce que vous. Inconnus faites sur moi. Ce que vos mots provoquent. Aussi simple soient-ils. Je ne citerais pas de noms, parce que la liste serait bien trop longues. Les personnes les plus chers et les plus importantes à travers leurs mots se reconnaitront. C'est indéniable.
Mais pour tous. Un immense merci. Sincèrement. Et un merci bien plus important à ceux qui prennent véritablement le temps de lire chaque texte. Qui ne sont pas rebutés par la longueur. Car je n'doute pas loin de la que ceux-ci doivent être de petites perles rares. Alors MERCI.
Avez vous à présent, conscience de la réalité de la chose ?