13:42_Parce que c'est grace à elles. A de telles journées que l'on sait pourquoi ils sont eux. Pourquoi ils nous sont si cher. Comme un rail de coke j'en suis litéralement addict.

13:42_Parce que c'est grace à elles. A de telles journées que l'on sait pourquoi ils sont eux. Pourquoi ils nous sont si cher. Comme un rail de coke j'en suis litéralement addict.
Se sentir vivante. Rien d'plus ni d'moins.


23h13. Nous quittons le théâtre. Une sorte de jolie version de la comédie française en plus petit. Exquis intérieurement parlant. Je l'entends me dire que c'est ainsi qu'il préfère Paris. Vide. Nous déferlons. Déambulons dans ces rues. Avenues. Boulevards vides. Ou presque. Un soupçon d'animation subsiste. Mais si léger. Il a raison. A bien y regarder. C'est aussi fortement plaisant de voir cette facette d'elle. Si calme. Apaisante. Invitant. Incitant à la liberté. La libération des esprits. C'est incroyablement perturbant de voir Paris si dénué. Surtout lorsqu'un flash vous renvoie quelques heures plus tôt en vous montrant vous dans cette voiture dans les embouteillages si célèbre de cette ville. Comme un post-it accroché partout pour nous rappeler que la vie n'est que paradoxe ambulant. Les monuments aussi célèbres soient-ils se succèdent au fil des feux. Rues. Avenues. Traversées ou bien juste contournées. A portée de mains. Engloutis par nos yeux admiratifs. Éclatants dans ce silence si paisible. Qui a dit que le périph' était toujours saturé ? Et cette musique qui raisonne dans l'habitacle m'éloigne de plus en plus. M'extraie d'avantage de celle-ci. J'observe et revis cette semaine. Ces moments. Retour dans le métro. Nous trois et cet Homme. Sorti de nul part. Cet Homme si indéfinissable. Mais qui indéniablement, avait bu un verre de trop. Mais quel bonheur. Aurait-il été. Est-il le même en étant sobre ? A t-il cette même extravagance qui en a effrayé plus d'un dans la rame et qui à nous; nous a fait rire aux éclats. Il aura au moins eu le mérite de faire l'animation durant une bonne multitude de stations. Et de nous offrir ainsi le centre de celle-ci auprès du reste de la rame qui au passage était bondée. Bien sur ! De même. M'offrant au détour d'une station un baiser sur la joue. Pour le simple fait d'avoir répondu à la place de mon meilleur ami sur le score du match de foot de la veille. Une réponse qui me valut un tonner d'applaudissement de sa part et tous ces yeux d'inconnus braqués sur moi. Ce qui déclencha indéniablement un éclat de rire des plus spontané de ma part. J'en ai ri durant tout le trajet. A m'en comprimer la cage thoracique. Et ai pu par ce baiser, lui confirmer sa question. Oui il sentait agréablement bon. Ce qui est une fois de plus tout a fait paradoxale. Car soyons réaliste, vous en rencontrez beaucoup vous des hommes ayant vraiment bien bu et qui sont aussi propre sur eux dans le métro ? En dehors des clodos, je crois que la réponse est la même pour tous. Non évidemment ! Et pourtant lui. Je crois que je n'suis pas prête de l'oublier. Cet Homme, à l'air drôlement proche de Kezia Jones et à sa coupe de cheveux des plus classe. Les joies du métro parisien dans toute leurs splendeurs. Et surtout. Comme je les aime. C'est comme la philo. On en redemande à grandes doses. Des moments de vie inoubliables. Et merci il en reste encore pour la fin de la semaine. Une virée visite et séance photo à Versailles pour demain. Puis vendredi. Comme pour clôturer en beauté ces vacances. Virée visite et séance photo également au Louvres. Et en nocturne s'il vous plait !

# Posté le jeudi 26 février 2009 07:47

Modifié le dimanche 08 mars 2009 13:21

20:36_Il ne cesse de tourner en boucle dans ma tête. Thomas&Francine. Leur histoire. Mon histoire. Notre histoire. A voir. Revoir. Pour le plus grand bonheur d'admirer cet essai cinématographique des plus grands et inoubliable.

20:36_Il ne cesse de tourner en boucle dans ma tête. Thomas&Francine. Leur histoire. Mon histoire. Notre histoire. A voir. Revoir. Pour le plus grand bonheur d'admirer cet essai cinématographique des plus grands et inoubliable.
Voila comment en un claquement de doigts. En un retentissement de sonnerie tout se termine. Comme dirait monsieur Aubert. Voila, c'est fini. Une longue semaine d'examen. Se dire que c'est fini. Qu'on a fini de jouer sa vie pour les prochains mois, durant celle-ci. Entendre cette sonnerie retentir dans cette immense salle et tous se regarder. Se regarder, puis sourire. Puis éclater de rire en voyant nos têtes. Toutes les mêmes. Toutes identiques. Des cernes tirées jusque là. Un état d'épuisement au sommet. Un manque de sommeil certain. Un besoin de dormir indéniable. Dont on en viendrait presque à en rêver. Et aujourd'hui. Paris qui me tend les bras. M'attrape et me garde au creux de ceux-ci pour quinze jours entiers du levé du soleil au levé de la lune au détour de sa tour. Que du bonheur ! Un retour aux sources primordiale et nécessaire. A savourer. Photographier. Ecrire. Sans modérations. Juste avec ce sourire niais qui me colle aux lèvres et ne me lâche, en parcourant ses avenues. Monuments. Petits artistes en herbe au coin des rues. Et son métro. Entre deux lectures de bouquins. Deux esquisses de nouvelles. Les vacances seront ainsi. Oui.

# Posté le vendredi 20 février 2009 14:55

Modifié le vendredi 20 février 2009 16:09

20:02_On en découvre. En apprend tout les jours. Parfois. Ne venant pas des personnes auxquelles on s'attend.

20:02_On en découvre. En apprend tout les jours. Parfois. Ne venant pas des personnes auxquelles on s'attend.
Finalement, on finit par penser que cela est commun à tous. A n'importe qui. Que cela n'est autre qu'une banalité. Une de ces phrases toutes faites. Démoulées du moule. Et rien d'plus. Un proverbe à la con. - ou pas - . Je crois que cela dépend du contexte en fait. Combien de fois était-il sortit de notre bouche ? Combien de fois l'a t-on prononcé ? Moi même. Des dizaine de fois. A l'exception d'une. A l'exception du fait que je n'pensais jamais à avoir à l'dire dans ce domaine ci. A devoir l'avouer. Mais voilà. Comme partout semble t-il. L'exception confirme la règle. Et il en fut et en est l'exemple type. Pourtant bien le dernier auquel on pense. Le dernier que j'aurais pu imaginer. Parce que même lui. Même lui après cinq ans d'attente. Après cinq longues années a réussi à me présenter ses excuses. Même s'il lui aura fallu attendre cinq ans pour comprendre son acte. Il aura fini par s'en vouloir. Se faire rattraper par l'insouciance de la jeunesse. Pour me faire le plus beau cadeau de noël qu'on ne m'ait jamais fait. Je n'attendais rien de plus de lui. Juste que les années l'aident à réaliser ce qu'il avait fait. Ce qu'il avait brisé. Qu'il comprenne enfin ce que j'ai ressenti. Non rien de plus. Je n'attendais rien de plus que des excuses. Mais Lui. Non. Je n'pensais pas avoir besoin de le dire. Pourtant il arrive un moment. Un jour ou la réalité nous rattrape. Ou l'on se rend compte que ce que vous ressentez là. A cet endroit là. N'est autre que la plus grande blessure de votre vie. Votre plus grand échec. Vous ne vouliez pas l'avouer. Mais de causes en effets l'électrochoc est arrivé. Et la gifle s'est fait sentir. Il m'aura suffit d'un film pour comprendre. De Ce film dont tu m'avais tant parlé. Mais dont je n'ai jamais pris l'temps de regarder. Et au fond. Je m'dis que c'était peut être mieux ainsi. Parce que plus tôt, la réaction n'aurait pas été la même. Le constat aurait été bien différent. Mais voilà. S'en savoir ce qui m'attendait j'ai appuyé sur le bouton "lecture" et j'ai vu défiler toutes ces images devant moi. Sans rien dire. Passivement extérieurement parlant. Parce qu'à l'intérieur. J'étais en train de me décomposer en un amas de verres brisés. Durant toute la projection je n'ai rien dit. Pas bouger. J'ai subi. Au rythme de cette musique que je n'cesse d'écouter en boucle depuis. Puis le film s'est terminé. Le silence est arrivé et c'est à ce moment que tout a commencé. Mes yeux sont restés figés sur l'écran et j'ai alors vu défiler mon propre film. Un flash back remplis de flashs. Toi. Moi. Nous. Puis plus rien. J'ai dit un mot. Une phrase. Tu es partis. Sans laisser d'adresse comme on dit. Tu as coupé les ponts. M'as supprimé. De tout côtés. De ta tête. De tes lèvres. De tes bras. De ton corps tout entier. Tu m'as laissé là. A m'détruire de remords. J'ai cru. Non. J'aurais pu m'arracher le coeur de douleur. Tellement c'était intense. Ancré. Enraciné. C'que vous voulez. Mais toi t'as fuis. T'as fermé les yeux. Bouclé tes oreilles et t'es partis oui. T'es partis Joël. Et tu m'as laissé là. Moi. Clémentine. T'es partis tout en gravant de ta fuite "Je suis ton exception". L'exception de la règle. Tu es le seul de tous à m'avoir tourné le dos. A avoir coupé les ponts. M'avoir supprimé de ta vie. Pourtant je l'savais Joël. Tu me l'avais dis. Mais ta Clémentine n'y croyait pas. Ne pouvait concevoir une vision en noir et blanc. Sans gris. Tu m'as planté là. Et il est arrivé. Les mois ont filé. Filé mais sans oublier. Ils ont filé jusqu'à ce que la vérité les rattrape. Jusqu'à ce que je sache. Que je ressente à nouveau cette volonté de vouloir m'arracher le coeur de douleur. M'arracher le coeur de savoir qu'après ca. Tu as tout foutu en l'air. Mon combat. Auquel je tenais plus que tout. Que je t'ai contaminée par la suite. Qui est devenu ton combat. Puis notre combat. J'y tenais. Tu y tenais. On y étais parvenu. Mais voila. Une phrase à suffit pour que tu ravales tout notre travail de plusieurs mois en un comprimé. Peut être deux gélules. Peut être plus. Je t'aurai tué de mes maux par mes mots. De m'faire ça. De te faire ça. Te savoir t'être infligé cela durant les mois qui ont suivis. Puis il y a eu la période de transition. Le silence. La peur de lui poser a nouveau la question. La peur de l'entendre me dire dans quel état tu es. Dans quel état tu finis à chaque fois. L'entendre m'énumérer les doses. Jusqu'à ce jour. Ce soir ou j'ai vu ce film. Ou l'avalanche s'est déclenchée et à libéré la faille. Bien plus grande qu'on ne l'aurait imaginé. D'ou la vérité à jailli. Il m'aura fallu voir. Affronter ces images pour m'avouer enfin que je n'avais pas oublié. Que je n'avais pas tourné la page. Il n'y a qu'à ouvrir le tiroir devant mon ventre pour y trouver ta dernière et unique lettre. Ta photo. Tes mots. Je n'ai rien jeté. Rien de rien. Tes photos. Mes photos. Nos photos. Tes vidéos. Tes putains de vidéos de toutes ces "murges" comme tu disais. Ces photos de toi ainsi*. Regarder. Re-visionner tout cela et t'imaginer. Te voir le faire. Le refaire en fait. Comme avant. Comme avant moi. Puis comme au début de nous. Te voir bousiller mon combat. Non je n'ai rien jeté. Même pas cette sucette. Cette sucette à la violette, toute cassée par le voyage de la lettre. Et si je ne l'ai toujours pas mangé c'est en réalité parce que j'ai peur de le faire. Toi et ton Tout*. Toi et toute cette énumération êtes là. Au creux de ma gorge. Rien n'est avalé. Rien n'est digéré. Et cette sucette en est l'symbole. Si je l'a mange, vous. Tu. partiras avec. Toi et le Tout. Notre ancien Tout. Alors j'ose pas. Parce que j'ai peur. Peur de l'après. Parce que ca fait plus d'un an que j'attends. Que j'espère avec grande utopie. Que je me retiens d'avaler pour ne pas réaliser que tu ne reviendras jamais. Que je devrais me contenter de prendre de tes nouvelles par lui. Me mettre à nu devant lui. Lui faire comprendre à quel point c'est invivable. A quel point je n'supporte pas ton choix. Parce qu'après tout. Accepter ne veut pas dire Supporter. Non Joël t'avais pas l'droit de faire ça. Non. T'avais pas l'droit de me faire ça à moi, Clémentine. Parce que même si ton départ est lié à son arrivé. Même si je ne regrette pas de t'avoir quitté pour lui. Au fond, je regretterai toujours de l'avoir fait, parce que je sais que si ca n'était pas arrivé. Tu n'aurais pas replongé la tête la première. Ils auront beau dire ce qu'ils voudront. Rien n'y changera. Je me sentirai toujours responsable de toi. De toi et de ton après. Même si je pensais qu'en écrivant cette nouvelle l'autre soir, tu sortirais. La faille se refermerait petit à petit. Mais non. Ce n'fut pas l'cas. Peut être arrivera t-il le jour ou elle sera publié. Te mettre aux inconnus. Te soumettre à la lecture de yeux inconnus me soulagera peut être. On verra. De toute manière. Je n'ai plus que cela.

# Posté le mercredi 11 février 2009 13:57

Modifié le vendredi 27 février 2009 08:12

15:23_Une fois de plus. Ce fut le 57. Hasard ?

15:23_Une fois de plus. Ce fut le 57. Hasard ?
Parfois le retour aux sources est bien plus vital et fondamental qu'on ne l'croit. Quelques minutes d'attentes, un p'tit peu de chance niveau emploi du temps cette semaine et me voilà toute guillerette ces billets de train en mains. Paris quand tu me tiens. . . Amour quand tu m'enivres.

Je n'sais pas ce qui est le plus drôle. Etre descendue de ce train, en bout de quai. Mettre arrêtée devant cette grande grille et avoir regardé le bâtiment en diagonale. Cette tour de verre. En l'imaginant à l'un de ces nombreux étages, derrière ces parois. A son bureau. Submergé par le boulot. Sans penser un seul instant à moi. Moi qui suis là. A l'regarder de l'autre côté de l'avenue. De cette grille. Le sourire aussi grand que l'équateur de deviner qu'il ne devine pas. Ne se doute pas. Ou bien, est ce le fait d'être là. Chez nous. Sur son pc. A écrire ces mots en imaginant sa tête ce soir, lorsqu'il franchira le seuil de la porte.
Qu'il me tarde :)

# Posté le vendredi 06 février 2009 02:35

Modifié le vendredi 06 février 2009 09:32

14:33_Il faut du temps pour écrire des mots. Surtout quand ce sont Les Mots. Maintenant ce n'est pas possible. Mais ce soir ?

14:33_Il faut du temps pour écrire des mots. Surtout quand ce sont Les Mots. Maintenant ce n'est pas possible. Mais ce soir ?
On aurait pu penser légitimement à vendredi. Croire que tout commencerait vendredi après-midi. Vendredi soir peut être. Mais ce n'fut pas l'cas. Du moins pas entièrement. Pas principalement. Il aura fallu attendre lundi matin. Ce matin même. Entendre le réveil sonner. 8h. L'éteindre. Puis regarder l'heure. Regarder l'heure et sourire niaisement dans le noir. Sourire de joie. De savoir qu'il n'est pas 5h et qu'il n'y a pas un RER à prendre dans 45 minutes en direction de la gare du Nord. Non. Sourire de se dire, que le réveil de ce matin n'est pas pour moi. Ni pour nous. Tout du moins juste pour Lui. Qu'il va devoir se lever pour aller travaillé et me laisser là. Seule dans l'appart. Chez nous. Pour la première fois. Le premier week-end de tous ceux déjà écoulés. Ouvrir les volets et découvrir Paris sous la neige. Si belle. Toute cette neige. De 10 à 20 centimètres selon l'endroit. L'observer. L'admirer. La contempler. Comme on contemple, je contemple n'importe quels rayons de livres dans n'importe quels endroits. Puis prendre le temps de savourer ce petit déjeuner. Ensemble. Se regarder et sentir cette folle envie de sourire niaisement et de rire sans retenue. A nous voir ainsi. Côte à côte. Ca parait tellement banal comme moment de la vie et du quotidien pour beaucoup. Mais tellement si rare pour nous. Alors on savoure. Un avant goût de ce qui nous attend dans trois semaines. Puis dans quelques mois. Les minutes filent. L'heure se passe et il lui faut trouver le courage d'y aller. De se torturer au travail à penser que je n'suis qu'à cinq petit kilomètres de lui; pour une fois. Et inversement. A penser à lui qui est si proche, tout en préparant mes affaires. Se poser dans ce grand fauteuil et se laisser perdre dans l'immensité de cette blancheur d'asphalte. Se souvenir de ce week-end. De ce vendredi. Du train et de ce sentiment qui m'a épris. Percevoir ce besoin si oppressant de respirer à nouveau. D'une bouffée d'air frais. Puis se replonger dans ce long couloir. Cette passerelle et se sentir revivre. Observer ses poumons se remplir. Et se dire que nous n'sommes finalement pas si différent de ces gens autour de nous. Parce que dans un sens, moi aussi je rentrais chez moi. Après une journée de travail. Une longue et pénible semaine. J'allais enfin retrouver notre chez nous. Nous retrouver. Pour savourer une fois n'est pas coutume, un nouveau week-end qui s'offrait à nous. Profiter de cette soirée du dimanche soir en particulier. Être là sur le canapé. Devant ce film. Ou plutôt devant Ce Film. Me sentir transporter. Enivrer. Dans tout les sens du terme. Puis mettre pause. Le regarder aller dans la pièce d'à côté. L'y rejoindre quelques instants après. M'asseoir sur ses genoux. Le serrer dans mes bras. Fort. Et sans aucune raison apparente. M'effondrer en larmes contre lui. M'effondrer oui. Pleurer comme j'en avais encore jamais eu envie de la sorte. Pleurer de besoin. De besoin d'exprimer cette oppression si grande. Ses sentiments présents depuis le premier jour. Mais qui ne cessent de grandir à ma plus grande incompréhension. Est-il ainsi et si, possible d'aimer de la sorte ? D'une manière incommensurable ? De s'imaginer croire qu'on est au plus haut. Au plus loin. Qu'on n'peut pas faire plus. Et découvrir finalement qu'il n'y a aucune limite. Aucune barrière. Ressentir cette impression de bien être ultime. Sous tout les rapports. Dans n'importe quels sens. Avoir la véritable sensation de percevoir le tracé de sa vie. De savoir ce à quoi est égal le futur. Ce à quoi est égal le présent. Ce à quoi est égal le passé. Ne plus sentir son corps divisé et partagé pour chacun. En diverses raisons. Comme une commode. Ne plus être une multitude de petits tiroirs qu'il convient à quiconque d'ouvrir comme bon lui semble. D'être mis à nu. Mais avoir la nette impression ne n'être plus qu'une pièce. Une pièce renfermant cette commode. Une pièce aux murs solides. Protégeant la fragilité de celle-ci. Une pièce dont il n'y a plus qu'une poignet. Une seule et unique porte. Que quiconque peut ouvrir et découvrir le rangement et la certitude d'une seule route. Et non du périph parisien aux sorties, directions et bifurcations incalculables. Oui. Avoir la certitude de savoir. Savoir ou aller. Et surtout. Avec qui y aller. Même si au fond, on l'savait déjà depuis l'début. S'en doutais bien sur. Tout n'étais que question de temps.
Puis se laisser rattrapé par le temps, finir ses affaires et commencer ce petit jeu. Disséminer ces petits mots un peu partout. Puis cette lettre virtuelle. Avant de claquer la porte et de braver le froid et la neige direction la gare. Un trajet sans lui. Mais qui ne m'empêche pas de l'imaginer au bout de cette avenue, dans ce grand immeuble que j'aperçois. Avant de sentir. De le sentir et de le voir venir s'asseoir à côtés de moi. Comme par magie. Une dernière surprise. Et surement la plus belle. Le savoir s'être échapper quelques minutes pour me retrouver là. Dans cette gare. Notre gare. Sur ce quai. Notre quai. Dernier baiser. Dernier coup d'sifflet. Le sourire sur nos lèvres. " Oui. A dans trois semaines mon Amour. . ."
Qu'il soit Thomas et moi Francine.

Ou bien que je sois Thomas et lui Francine.

Qu'importe au fond. Une chose ne change pas. . .
" Paris Je t'aime. "

# Posté le lundi 02 février 2009 08:36

Modifié le mercredi 04 février 2009 12:52