20:54_Regarde toi enfin. Tu n'as pas d'coeur. Tu n'as rien. Tu n'es qu'une enveloppe vide. VIDE.

20:54_Regarde toi enfin. Tu n'as pas d'coeur. Tu n'as rien. Tu n'es qu'une enveloppe vide. VIDE.
La débâcle des mots à laissé place à la débâcle du corps. La décadence d'un corps. Sans mise en scène ni préméditation. Être mis devant le fait. Se rendre compte que les chemins se sont divisés. Que les bocaux se sont multipliés. Percevoir. Sentir. Observer la séparation de l'Etre et de l'intériorité. Devenir le spectateur de sa propre division. Quand l'être tout entier ne suit plus. Mais que paradoxalement, la tête elle, continue sa route. Tente de s'extirper tant bien que mal de ce spectacle. On y pense pas. Peut être même jamais. Est-ce là le défaut ? La faille de conception ? De construction ? Croire. S'imaginer croire que nous ne sommes qu'un Tout. Un bloc. Et rien d'plus. Un Tout infaillible. A l'extérieur inébranlable. Enraciné. A la coque d'acier et au coeur de verre. S'imaginer croire qu'il n'y a que le verre qui puisse se briser. Alors la surprise est d'autant plus grande quand les rôles sont inversés. Quand l'acier prend les devants. Qu'il sort de son entre et se voit soumis au monde extérieur. Sent sa fragilité insoupçonnée, dévoilée au grand jour. Comme un corps dénudé qu'on exposerait sans retenue à la vue d'inconnus. Comme une intériorité sans corps. Sans couverture humaine. Etre là sans pouvoir. Observer la décadence s'opérer. Sentir partir le moindre de ses membres un par un. Les laisser filer. Couler en direction de cette bifurcation de voie. Parce qu'après tout, on n'peut plus rien y faire. Le décompte est en route. Le programme est enclenché. Et comme tout programme à un début, il possède aussi une fin. Même si au moment même on ne la perçoit pas. On sait d'avance qu'elle arrivera. Parfois bien plus vite qu'on ne le pense. Agripper au vol par le sommeil. La fatigue. Un remède efficace bien qu'éphémère. L'oublie prend le relais. Mais jusqu'à quand ? Pendant encore combien de temps ? Et a quel prix ?

# Posté le mardi 27 janvier 2009 15:17

Modifié le mercredi 04 février 2009 12:50

12:00_Ahh ca y est.Enfin.Le bonheur ultime.Il les a. Je vais enfin les voir.Après tant d'espérance et de fausses joies.Et avec lui (L) A moi le Parc des Princes. A moi Coldplay en Septembre :)

12:00_Ahh ca y est.Enfin.Le bonheur ultime.Il les a. Je vais enfin les voir.Après tant d'espérance et de fausses joies.Et avec lui (L) A moi le Parc des Princes. A moi Coldplay en Septembre :)
Une obsession. Devenue presque banale. Car tellement évoquée. Mais qu'importe. Cette banalité là est bien la seule dont je n'me séparerai jamais. Soit, advienne que pourra. Mais oh non jamais. Oh grand jamais. Pourquoi devrais-je me séparer de l'incompréhensible ? L'indescriptible. Emotionnellement et intérieurement parlant. Bien sur. Je n'ose évoquer encore son nom. Si commun pour chacun et si particulier à la prononciation de celui-ci par mes lèvres. Ou même. Tout juste, rien qu'à son évocation. Cinq petites lettres. Qui à elles seules me redonnent le sourire. M'ouvrent grand les yeux. Corps et âme tout entier. Cinq petites lettres bien trop souvent associer à sept autres. Paris est synonyme de pleins d'choses. Certes. Mais il. Elle. Est synonyme surtout et avant tout. Du moins jusqu'à ce que la date arrive. D'attente. Paris = attente. L'attente si pressante d'y retourner. Encore et toujours. Avec cette même envie. Ce même plaisir. Si particulier. Qu'on n'ressent qu'à c'moment. Juste pour elle. Lorsqu'on y remet les pieds et les poumons. Sentir cette légèreté qui nous attrape au détour d'un quai. D'un point stratégique. Différents à et pour chacun. Et ne nous lâche plus. Puis il y a l'attente inverse. Sur le quai inverse. L'attente des heures qui défilent à une vitesse qui continue de nous surprendre et continuera encore durant bien des aller-retour de nous surprendre. Corps inerte qui voit sa légèreté fondre comme neige au soleil sous le poids de la "fin". Tel une plume de plomb. Enfin. Le cercle vicieux ou pas. Reprend. Le bouton marche se ré-enclenche. Et nous revoilà à compter les jours. A attendre. Tout simplement. Attendre d'arriver à "c'est demain". Tenter tant bien que mal de reprendre "normalement" sa vie. A l'autre bout d'Elle. De son Amour au féminin. Et puis de même. De son Amour au masculin. Attendre devant la boite aux lettres de recevoir cette petite enveloppe avec ces billets de train. Ou bien d'aller les chercher à la gare. Des billets synonyme de notre renaissance. Résurrection ? De cette bouffée d'Amour oxygénée. Surtout. Et puis se sentir rassurée. Comme délivrée. Lorsque le calendrier se remplit de petits "Paris" apposés ça et là. Ne plus avoir de points d'interrogations si frustrant et désagréable. Mais des dates. Précises. Savoir que je le vois demain. Puis dans une semaine. Et aussi dans deux semaines. Et enfin dans cinq semaines. La suite on verra. Je me contente amplement de cela. Du simple fait de me dire que je frôlerai le sol de Paris demain. Mon Paris. Si différent de celui que vous pouvez voir. Observer. Ou même vous imaginer. Mon Paris à moi s'est figé dans les années vingts. Je n'l'aime qu'ainsi. Entre Haussmann et moi. Vince Giordano's Nighthawks et Rufus Wainwright. Mon coeur balance et se perd dans les méandres de cette époque que j'envie et admire. Paris. . . Un Amour démesuré pour une ville qui est loin d'être ordinaire. Mais un Amour contagieux. Qui petit à petit gagne. Touche autour de vous. Capture. Jusqu'à atteindre même, l'être aimé. Si ce n'est pas beau cela.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 06:01

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 16:03

23:18_Il y a eu la tristesse. Si grande. De voir partir ceci. Ce qu'on avait tant espéré. Devant lequel on avait tant rêvé. A causes d'une multitudes d'imprévus. D'impossibilités. Puis la surprise. L'autre jour. De lire ces quelques mots. Sur ce panneau. L'euphorie. L'espérance qui revient et on se remet à rêver. De pouvoir toucher dans un jour prochain à cette envie ultime.

23:18_Il y a eu la tristesse. Si grande. De voir partir ceci. Ce qu'on avait tant espéré. Devant lequel on avait tant rêvé. A causes d'une multitudes d'imprévus. D'impossibilités. Puis la surprise. L'autre jour. De lire ces quelques mots. Sur ce panneau. L'euphorie. L'espérance qui revient et on se remet à rêver. De pouvoir toucher dans un jour prochain à cette envie ultime.
Il y a des journées comme ça, qu'on n'est sur de n'jamais oublier. Et d'autant plus, lorsqu'elle tombe sur des jours particuliers. Comme celui-ci. Comme cette journée. Nous sommes le trente et un Décembre deux mille huit. Un coup d'voiture et nous voilà au c½ur même de Paris. IX ème arrondissement. A franchir les portes de cette école. Une heure plus tard nous sommes dans son bureau. Minuscule soit-il. Devant elle. Cette commerciale déguisée. On m'avait prévenu. Je m'étais renseignée par avance, et savais donc parfaitement ou je mettais les pieds. Avais donc un avantage de pouvoir sélectionner ce qu'elle me disait, en fonction de ce que je savais déjà. Mais bon. Commerciale déguisée ou non, cela fait un bien fou d'entendre des choses positives. De sentir cette boule d'hésitation et de peur s'extirper du fin fond de mon ventre. Et surtout. De le sentir, Lui. Là. Sur cette chaise. Juste à mes côtés. Le sentir et le voir s'investir à ce point. Avec moi. Si tu savais comme ca me touche. Comme ton soutien m'ait précieux. Tellement. Quelques rires, sourires plus tard; et surtout après une longue discussion, le deuxième rendez-vous est fixé. Dans quinze jours je serais inscrite. Restera plus que cette autre école et la Sorbonne. Alors un coup d'voiture plus tard, nous revoilà à la maison. Au chaud. La nuit tombe et l'effervescence se fait sentir. Il est l'heure. On s'prépare. Se fait tout beau. Puis en route. Un coup d'voiture plus tard, nous revoilà au coeur de la capitale. XVI ème arrondissement cette fois. Je rêve encore de ces immeubles. . . Haussmann quand tu me tiens. Nous voilà dans le froid, moi et ma robe de soie au décolleté dont on n'peut pas faire plus plongeant, sans collants et en talons; avec mes idées reçues. Du genre. Dans le XVI ème il n'y a que des bobos et ceux sont les même que l'on retrouve dans les restos chic des alentours. Qu'à c'la n'tienne. Certes il y en a, faut pas non plus mentir ! Mais on est bien loin du compte. Mais oh quelle surprise. Il y a presque bien plus d'étrangers. Alors je ravale mes idées et m'installe confortablement à cette table. Dans cette pièce rebaptisé par son décor, " Le Boudoir " et savoure ce délicieux mets qui s'offre à nous. Quelques heures plus tard. Un nouveau coup d'voiture après. Nous voilà garé sur cette avenue. Madame la Dame de Fer dans mon champ d'vision. Plus proche que jamais. Cinq minutes, montre en main, nous voici devant elle. Mon réflex posté en rafale, je déclenche. Puis de pas en pas nous arrivons sous elle même. Sous cette lumière bleue immense. Qui nous engloutit et nous en met plein les yeux. Comme des enfants nous la regardons avec admiration. Quelques pas plus loin, nous voici de l'autre côté mais toujours à ses pieds. Prêt à regarder ses étoiles s'éteindre au rythme du décompte final. Ca y est la voilà qui s'éteint. Puis quelques secondes plus tard, se rallume et scintille de plus belle. Les gens ne tiennent plus en place. L'effervescence et l'euphorie de cette nouvelle année éclatent. Des cris, des rires fusent à la vu de ses différents feux d'artifices. On s'embrasse, s'enlace au son de ses " Bonne Année ! " dits en divers langues. Jamais je n'avais vu autant de gens aussi heureux pour me semble t-il si peu. Et quel bonheur de voir se mélange de culture, de pays. De comprendre qu'il y a presque bien plus d'étrangers que de français et que c'est à se demander dans quel pays on est ! D'avoir cette impression si forte, d'être en pleine cosmogonie. Non il n'y a pas de doutes. Oui, je n'oublierai jamais ce passage à cette nouvelle année deux mille neuf. Le plus beau de tous, jusqu'à présent. Et il l'est d'autant plus lorsque vous le passez dans la ville qui vous est si cher et surtout; en compagnie de l'être aimé. On en redemande encore. Et rembobine la cassette juste pour le plaisir. Une dernière fois. Juste une.

# Posté le lundi 05 janvier 2009 17:16

Modifié le mardi 06 janvier 2009 14:47

00:45_Welcome Home Darling !

00:45_Welcome Home Darling !
La simple joie d'avoir repris ce train. En sens inverse. On l'attendait. L'attendait depuis une semaine. Quinze jours. Retrouver ce quotidien. Notre quotidien qui nous est si cher. Retrouver cette ville. Paris. Se sentir revivre. Une bouffée d'air frais. Retrouver cette vie. L'autre partie de cette double vie. Si particulière. Si différente de l'autre. Et pourtant complémentaire encore au jour d'aujourd'hui. Retrouver cette vie de couple construite depuis plus d'un an. Qui n'cesse d'évoluer. De se poursuivre. Selon nos envies. Nos désirs. Nos aspirations. Le tout bercé par notre amour respectif. Retrouver l'être aimé. Son parfum. Sa tendresse. Ses expressions. Le tout qui nous met dans cet état. Fait ce petit plus. Ce "truc" qui est différent. Qui nous rend différent(e). Et qu'on aime, qu'on aime... Des petits Rien qu'on apprécie comme s'ils étaient des Tous. Comme ce soir, s'il fallait prendre un exemple. Parmi tant d'autres. Se retrouver là. Sur ce grand canapé. L'un contre l'autre et en même temps, l'un face à l'autre. Avoir ce petit bijou sur les genoux. Ce merveilleux cadeau. Ou plutôt cette folie qu'il a fait pour moi. J'en rêvais. Il l'a fait. A précipité de quelques années son achat pour me combler de bonheur et me permettre de me donner les moyens de concrétiser mon rêve. Me pousser à poursuivre l'élaboration de ce roman, qui n'cesse de s'accumuler dans ce dossier d'papier. Me permettre de mettre à tout instant mes idées d'écrits. Surtout la nuit. Alors oui, quel bonheur si simple, d'être là. Avec lui. L'ordi sur les genoux, à écrire. Lui écrire. Vous écrire. Et sentir ses caresses sur mes jambes. Regarder et écouter Jean-Jacques. Et le regarder, le sourire aux lèvres, se souvenir de son enfance, de sa jeunesse. Point_

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 19:03

Modifié le lundi 05 janvier 2009 13:54