21:26_J-5

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Si cela n'avait tenu qu'a moi. Et moi seule. Je lui aurais demandé d'enlever tout. Indécise. Entre l'idée d'avoir a nouveau trois à cinq centimètres sur la tête. Et celle, de n'en garder qu'entre dix et quinze. L'écart est petit certes. Mais la différence au niveau du visage est cruciale. Mais je lui ai fait une promesse. A lui. Il a cette envie là. Ce désir la. Alors comment oser l'en priver ? Comment résister à ne pas le réaliser ? Même si c'est dur. Et il le sait.Je l'fais pour lui. Et il le sait aussi. Alors oui. Même si l'envie était tente. Je ne l'ai pas fait. La longueur reste. Meme si de nombreuses mèches furent coupées. Des pointes rafraichies et une frange remise au gout du jour !

Des photos seront à venir. Surement. Mais plus tard. Quand je bouclerai cette dissert' de philo. Sur laquelle je suis depuis maintenant plus de 18 heures. Quand on aime. On n'compte pas. :)

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 15:27

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 15:38

20:01_J'y ai travaillé jour et nuit. Durant 15 jours. Sans relache. Englouti toutes ces connaissances comme un véritable robot. On me prit pour folle de m'y investir autant. Ne comprenait pas mon goût si prononcé pour ce domaine. Et pourtant. Ma folie paya et me permit ainsi d'obtenir ce vendredi un joli 14. Et non, je n'suis pas peu fière de l'avoir obtenu ni même d'avoir su que c'était la meilleure note des 38 autres.

20:01_J'y ai travaillé jour et nuit. Durant 15 jours.  Sans relache. Englouti toutes ces connaissances comme un véritable robot. On me prit pour folle de m'y investir autant. Ne comprenait pas mon goût si prononcé pour ce domaine. Et pourtant. Ma folie paya et me permit ainsi d'obtenir ce vendredi un joli 14. Et non, je n'suis pas peu fière de l'avoir obtenu ni même d'avoir su que c'était la meilleure note des 38 autres.
Elle m'avait dit d'en profiter par avance. Et j'ai suivi ses recommandations à la lettre près. Avant même d'y arriver j'en profitais. Imaginais déjà ce week-end de retrouvailles. Mais étais bien loin d'imaginer ce qui m'attendait. Non. Bien loin du compte. Nous sommes vendredi vingt huit Novembre deux mille huit. Il est quatorze heures quarante et je viens tout juste de frôler le sol de cette gare. Mes yeux ne se lèvent même pas en direction du panneau d'affichage car je sais à quelle heure est mon train et sais que j'ai une petite heure d'avance. Mais qu'importe, je préfère attendre dans cette salle d'attente. Au chaud. Avec tout ces inconnus qui font la même chose que moi. Attendre. Une demi-heure plus tard mon train est annoncé. Avec surprise je dois l'avouer. Alors je récupère mon sac de cours. Car je n'ai que ca. Leur adresse un sourire d'au revoir. Et de courage pour certains qui attendent ce fameux train qui a un retard de plus de deux heures trente et qui affichent déjà des mines dépitées. Descends ces escaliers puis m'engouffre dans le mien. Quelques minutes plus tard le coup de sifflet retentit. Le train s'est rempli depuis que je m'suis assise à ma place. Et le voila qui s'en va. Je n'ai pas le courage à travailler. Je n'attends qu'une chose. Depuis deux jours maintenant. Le retrouver. Alors je préfère m'endormir pour que les une heure quarante cinq qui me sépare de lui passe plus vite. Et cela fonctionne parfaitement. Je suis sur le point d'arriver lorsque je sens mon portable vibrer dans la poche de mon manteau. Il dit qu'il est désolé parce qu'il ne pourra pas se libérer comme prévu. Des soucis le retiennent au travail, et ne viendra donc pas me chercher. On s'verra le soir venu à la maison. Sans broncher je ravale ma déception. Lui réponds et l'enfouis aussitôt après au fin fond de ma poche. Voila le train s'arrête. J'y suis. Une boule au ventre de déception qui ne me lâche pas. Même si avec utopie j'espère malgré tout voir le bout de son visage sur ce quai. Dans le froid. Mais rien. Il n'est pas là. Alors cette boule s'enfonce. Je relonge le quai sans un mot. Prostrée dans mon écharpe pour oublier ce froid qui me glace le visage. Machinalement je remonte cet escalator. Traverse cette gare, longe ce trottoir. Contourne cette seconde gare et prend l'escalier attenant à celle-ci. Puis longe cette passerelle immense et surpeuplée. Nous sommes vendredi. Il est dix sept heures trente et tout le monde rentre chez soi. Mes pas sont rythmés par le grincement des rails de chemin de fer sous le poids de ces RER qui ne cesse d'aller et venir. Quelques mètres sous moi. Sous nous tous. La passerelle traversée, je ressors près de cette autre gare. La contourne. Longe cet arrêt de bus. Traverse. Puis longe à nouveau ce long trottoir. Jusqu'à cette place. Puis cette rue. Puis notre rue. Je pense déjà en arrivant, à retourner me coucher. La fatigue du train ne m'a pas quitté. Je m'dis que je somnolerais en l'attendant. Me voila devant la porte de l'entrée. Tape le code puis entre. Attrape les clefs. En insère une première en dessous de ce bouton puis appelle l'ascenseur. Trois étages plus haut me voila à longer ce couloir. Qui m'ait apparu pour la première fois et m'apparait toujours comme un couloir de grand hôtel. Par sa décoration. Son style. Quelques mètres plus loin je suis devant chez nous. La clef glisse d'elle même dans la serrure, tourne. Puis la porte s'ouvre. Si peu pour que je puisse voir cette petite lumière s'échapper. Je m'sens me figer sur place. N'ose plus bouger. Ni même avancer. Cette boule au ventre ce fait à nouveau sentir. Mais ce n'est plus de la déception mais bien de la surprise. Du je n'sais quoi. Mais qui vous retourne le coeur et l'ventre en moins d'une fraction d'seconde. La porte glisse. S'ouvre d'avantage. Je découvre cette petite bougie. Allumée. Posée sur le meuble de l'entrée. Puis ce bouquet de roses apposé sur la poignet de porte devant moi. Avec ce petit mot qui l'accompagne. J'entre sans un mot. Le ventre en miette. Referme la porte. Puis entends cette musique se déclencher. Cette musique que j'aime tant. Ce groupe que je m'passe en boucle depuis Juillet dernier. Je dépose mon sac. Ote mon écharpe. Mon manteau et réalise peu à peu ce qui se passe. Sans véritablement savoir ce qui m'attend derrière cette porte. Le sourire se dessine instinctivement sur mon visage. Je m'sens partagée. Entre l'idée de n'pas aller plus loin. Savourer déjà ce qui se présente à moi. Et puis l'idée de découvrir ce qui se cache derrière. Je tremble. Attrape ce joli bouquet et le mot qui l'accompagne. En déguste les mots puis ose pousser cette porte. Lentement. Doucement. Afin de découvrir notre salon plongé dans cette ambiance de douce clarté. Toutes ces bougies allumées. Puis l'aperçois. Le vois. Assis dans ce fauteuil. Me regardant avec ce sourire au coin des lèvres. Je découvre la table si joliment dressée sur notre grande table basse. Avec ce grand chandelier rond et ses huits grandes bougies. J'ai l'impression de rêver. Sans un mot il se lève et s'approche. Nos lèvre se retrouvent. Nos bras s'enlacent et mon coeur lâche. La surprise de le voir ici. De voir ce qu'il avait préparé. Cette surprise. Si grande. D'être à mille lieux de s'attendre à cela. Puis surtout. La joie de se retrouver. Enfin. Même si cela ne faisait que quatre jours que nous ne nous étions pas vu. Nos mains se cherchent. Se perdent. S'égarent. Se retrouvent. Les retrouvailles de nos lèvres laissent place aux retrouvailles de nos deux corps. Le plaisir de sentir la douceur. La chaleur. De l'autre contre soi. De savourer ce moment comme à chaque fois que l'on se retrouve. Peu importe le nombres de jours passés loin de l'autre. L'émotion ne fait qu'aller crescendo. Je la sens. La sens qui menace de sortir. Et qui finira par s'exprimer. Après ce doux moment. Le serrer fort contre moi et sans aucun mot ni bruit. Ni même préméditation. M'effondrer en larmes. D'un seul coup. Pleurer. Le voir me regarder. Avec tendresse. Voir ses yeux briller. De me voir répondre ainsi à sa surprise. De me voir si comblée de bonheur. Si heureuse. Parce qu'il ne le savait pas avant. L'ignorait totalement. Pensait même l'inverse. Parce qu'il ne savait pas, jusqu'à ce fameux jour. Cette fameuse discussion. Que oui. J'étais ce genre de femme. A aimer les clichés. A m'accrocher à ceux-ci ainsi qu'à ces détails. Si petit soient-ils. Comme se retrouver là. Dans le lit. Allongés l'un à coté de l'autre. Dans le noir. Les yeux fixés en direction du plafond. Puis après quelques minutes. L'appeler. L'entendre me répondre par un grognement puis lui murmurer sur le même ton de voix. " Je t'aime . . . " et voir son sourire se dessiner sur son visage, même dans le noir et sentir ses bras venir me chercher et m'attirer à lui. Ou bien se retrouver sur cette plage. Dans cette ville d'ou il m'avait écrit sa toute première lettre sans imaginer un seul instant que plusieurs mois plus tard nous y retournerions ensemble. Qu'on se trouverait là. Assis sur cette plage. Assise sur ses genoux. Devant ce couché de soleil aux couleurs digne d'un tableau. A écrire dans le sable nos deux prénoms. Ces deux surnoms qui sont devenus au fil de cette année comme nos deux prénoms respectifs. Et y ajouter un coeur au bout. Oui ce sont des clichés. De purs et simples clichés. De simples détails. Mais qui sont pour moi un tout. Qui font que. Alors oui, avant cette discussion il ne savait pas que j'étais ce genre de femme. Une de celle au coeur émotif, qui se laisse submerger par l'émotion d'un film qui la touche et la prend au plus profond et n'hésite pas à verser une larme ou plus quand il le faut. Et cela le touche. Au plus haut point lui. Ne savait pas que j'étais une de ces femmes au coeur émotif qui attache sa vie a des clichés et des détails. Et qui est par dessus tout. Cerise sur le gateau. Romantique au plus haut point. Parce qu'elle perçoit sa vie. Celle-ci comme un livre et fait tout pour qu'il en soit ainsi. Pour qu'elle puisse en être l'écrivain et l'actrice. Non tout ça il ne le savait pas. Et quelle ne fut pas sa surprise en découvrant cela. Découvrir que cette jeune femme qui se trouvait à ses côtés et partageait sa vie depuis plus d'un an à présent était plus ou moins comme lui. Attendait ce qu'il désirait faire. Lui faire. Lui offrir. Ne cesser de la surprendre. Encore et toujours. Alors oui. Ce soir là. Il venait de le faire. De réaliser ce cliché. C'en était un. Mais qu'importe. J'en rêvais. En avais envie. Et il l'a fait. Une fois l'émotion redescendue. Nous nous sommes installés devant cette jolie table et avons savouré ce délicieux repas en tête à tête, qu'il avait préparé. Une surprise. Une soirée inoubliable. Digne de belles retrouvailles. Puis le week end s'est enchainé. Le lendemain nous nous rendions pour faire les magasins à la recherche de décoration de noël. Avant de pouvoir l'après-midi venu. Le soir venu. Monter et décorer ensemble notre sapin. Notre premier sapin. Pour notre tout premier noël. Quel plaisir de partager ce moment. D'accomplir ce fait. Accompagner une fois de plus de nombreuses photos. Lesquelles nous ont accompagné durant tout le week end. Jusqu'à la dernière minute. Jusqu'à ce qu'arrive le dimanche. Avec sa tristesse et son envie de rien. Son envie de n'rien faire car on sait que l'autre va partir. Alors le temps nous file entre les doigts. On tente de savourer les derniers instants comme si s'étaient les premiers. Jusque sur le quai de gare. Ou il se plait à me dire un semblant de sourire aux lèvres que je vais rentrer chez moi et que c'est bien. Que je vais retrouver mes petites affaires. Et ou je me plais à lui dire et ou il se plait à m'entendre lui dire. Que je n'rentre pas chez moi mais chez mes parents. Que chez moi, même si toutes mes affaires n'y sont pas encore, c'est ici. Avec lui. A Paris. Dans cet appartement. Point.

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 15:24

Modifié le lundi 01 décembre 2008 14:17

20:58_Welcome to London.

20:58_Welcome to London.
La neige est arrivée. En fait non. En réalité. Il est arrivé avec elle. Comme s'il l'avait emprisonné. Gardé au chaud au creux de ses mains. Dans ses grandes poches de son manteau. Pour enfin les ouvrir au moment venu et la laisser s'échapper. La laisser s'envoler au plus haut. Pour la voir ensuite. La sentir. Redescendre avec légèreté et délicatesse sur nous. La rue. La ville toute entière. La neige tombe rarement au moment précis ou on l'prévoit. Et lui. Lui il est arrivé ainsi. Oui il est arrivé tel un flocon de neige. Si soudain. Qu'on n'attend pas. Dont on ne s'est pas préparé à l'avance de sa venu. Je m'souviens encore de ce mercredi soir et de ma question. Qui espérait comme réponse une affirmative. Mais qui finalement n'a obtenu qu'une négative. Je m'souviens de l'énervement qui est monté en suivant. Puis des pleurs qui se sont déferlés sans retenu. Cette réponse avait été la fameuse goutte d'eau. Celle de trop. Qu'on aime pas vraiment et redoute. Celle qui fait déborder ce fameux vase. Tout me lâchait. Ma tête. Mon corps. Et se mélangeait dans la plus grande confusion. Le stress. Le manque. Le trop. Pour la plus horrible sensation. Celle de perdre pieds. Sans le savoir j'étais arrivée au bout. Le bout du bout. J'en avais envie. Oui terriblement envie de le voir. De faire ce break. D'oublier. De faire cette césure. Mettre pause après deux semaines de travail intensif. Mais voila. C'était non. Et irrévocable. L'appel n'était même pas envisageable. Alors j'ai rien dit. Les ai écouté sagement m'expliquer le pourquoi de la négative. Et eux. Ils ont regardés ces joues rouges et ces yeux fatigués. Ce visage exténué. Dépassé. Ce corps vidé. Puis finalement j'ai reculé pour mieux sauter. La semaine était loin d'être fini. Le week end pour moi. Ne commencerait qu'à la sonnerie de 12:05 , samedi. Alors je suis remontée et me suis replongée dans ce que je savais faire de mieux. Travailler. Dans le seul domaine dont je suspectais l'effet bénéfique au morale. La philosophie. Je m'suis accrochée à elle comme à une bouée à laquelle je m'accrochais depuis maintenant quinze jours. J'ai continué à ingurgiter tout son contenu. Jour et nuit. Avaler. Encore et toujours. Même si le gout était toujours le même. Connu. Par coeur sur le bout des doigts. Jusqu'à. Jusqu'à l'overdose. Dans la nuit de vendredi à samedi. Une overdose foudroyante. Ou j'ai alors compris que je ne maitrisais plus rien. Je m'souviens de cette nuit. De ces rêves. Je m'souviens avoir rêver tout en ayant conscience que ma conscience et mon esprit étaient sous influence philosophique. Me souviens mettre réveillée et avoir continué à penser à celle-ci. Continuellement. J'étais capable de tout. De parler. De penser. D'écrire. De lire. De faire tout cela en pensant uniquement à la philosophie. A tout ce que je venais d'ingurgiter en l'espace de deux semaines et qui tournait en boucle à présent en moi. Dans ma tête. Sans que je puisse m'y opposer. Puis je m'suis retrouvé devant ces feuilles blanches. Les quatre heures se sont enchainés sans grande surprise. Tout est ressorti. Tel quel. Comme une machine j'ai tout dit. Puis la sonnerie est arrivée. J'ai cru sentir la "fin" être enfin arrivé. La délivrance. Mais rien. Aucune sensation. J'ai claqué la porte de cette classe puis suis descendu. Comme chaque jour. Suis sortie par cette grande porte blanche. Attendant qu'il revienne nous chercher. Il est arrivé oui. Mais ne m'a pas dit ce que je m'attendais à l'entendre prononcer. Il m'a regardé avec un grand sourire. Puis lorsqu'il s'est décalé sur le côté. Je l'ai vu. Ai vu cette voiture au loin. La sienne. La nôtre. Mon coeur n'a fait tour. Et c'est à c'moment précis que j'ai ressenti la césure de la "fin". Mon visage s'est figé sur un sourire aussi grand que la surprise qu'ils venaient de me faire. Finalement ils avaient changé d'avis. Préparé cela en cachette. Tenu leur langue pour ne rien laisser transparaitre. Et voila. Ils venaient sans le savoir de me faire la plus belle surprise. Celle qu'il nous fallait à ce moment précis du mois. De l'année. Mais dont on n'y pensait même pas. Et voilà que je l'apercevait à présent à quelques dizaines de mètres de moi. Alors que la veille au soir, je prévoyais déjà un planning de travail pour le week-end. Avec entre autre, encore de la philosophie. Mais voila. Comme la neige qui arrive subitement et chamboule tout le trafic. Il venait de chambouler mon week-end et surtout. De m'offrir cette pause. Tant espérée. La joie et le plaisir de se retrouver. De savoir que le week-end allait être à la façon nous. Un week-end dicté par nos envies du moment. Lesquelles nous ont emmené sur le coup, dans ce resto. Puis dans ces magasins. A acheter ce sapin. Notre premier sapin. Pour notre premier Noël. Parce qu'il y a un début à tout et cette année ce sera pour cela. Ces décorations. Un sourire immense de faire cela ensemble. Car il sait l'importance que j'attache à cette fête. Une après-midi merveilleuse même si au fond. Rien n'avait changé à l'intérieur. J'avais beau le regarder, lui parler. Lui glisser des "Je t'aime". Je faisais tout cela, en pensant à la philosophie. Je n'pouvais me la sortir de la tête. Ne pouvait me contraindre à retirer toutes ces connaissances. Ne serait-ce que de les mettre sur "pause". Le temps de ce week-end. Rien n'y faisait. Il me faudrait attendre de me retrouver dans cette salle. Devant ce film. Avec lui. Pour enfin réussir à raccorder mes sens et mes actions à ce que je pensais. Raccorder ce que je voyais à ce que je ressentais sur le moment précis. Et sans rien en arrière fond. En arrière plan. Il m'aura fallu être devant ce film. Me laisser submergée par la profondeur de celui-ci. Par sa triste beauté. Two Lovers. Pour enfin avoir l'impression de re-vivre "normalement". De sortir de cette mécanisation de mon esprit et de ma tête. Me retrouver dans cette voiture. Par ce froid glaciale. Mon visage entre ses mains. Et ses lèvres qui le couvrent de baisers s'en qu'il puisse s'arrêter. Me retrouver le soir venu. Dans cette chambre qui est la mienne. Dans ses bras. Sous ses caresses dans mes cheveux. Sur mon visage. Comprendre et savourer. Savourer chaque instant. Comme le réveil du lendemain matin. Ouvrir les rideaux et découvrir ce monde blanc. Regarder avec admiration et joie cette tempête de neige qui se déferle sans précédent. Puis ne plus tenir enfermer à n'être que spectatrice. Avoir cette folle envie de prendre par à cette scène. D'endosser le rôle de comédienne. Sortir main dans la main et sentir la neige venir nous recouvrir de tout côtés. Le regarder l'enlever de la voiture et ne pas pouvoir m'empêcher d'en prendre et de le lui lancer. Puis le plaisir de se retrouver seuls dans cette rue immense à jouer comme deux enfants de huit ans à se balancer de la neige. Le sourire grand comme ca et des rires qui n'en finissent plus. Prendre les mains glacées de l'autre entre ses petites mains chaudes et souffler délicatement sur les siennes pour les réchauffer et lui faire oublier la douleur du froid. Prendre le risque d'aller rouler. De partir en ville. Se balader dans ce marché de Noël. De prendre toutes ces photos. De boire ce jus d'pomme chaud. Et s'dire sans cesse, que le bonheur n'a jamais été aussi intense et présent que dans des moments pareils. Lorsque vous êtes au bout du bout. Et que l'être cher. L'être aimé et là. Pour vous le faire oublier. Et vous prouver inlassablement que votre histoire ne fait que commencer.

# Posté le lundi 24 novembre 2008 14:58

Modifié le mardi 25 novembre 2008 15:35

22:48_

22:48_
Le meilleur remède à la déprime : faire de la philo. Testé et approuvé !! J'en redemanderais presque à grosse dose.

# Posté le jeudi 20 novembre 2008 16:49

Modifié le vendredi 21 novembre 2008 13:27

20:59_Il a beau être là. Dans ma chambre. Sur cette table. J'ai beau le voir. Chaque matin. Chaque jour. Je ne réalise toujours pas. Même au bout d'une semaine.

20:59_Il a beau être là. Dans ma chambre. Sur cette table. J'ai beau le voir. Chaque matin. Chaque jour. Je ne réalise toujours pas. Même au bout d'une semaine.
Parce qu'on ne peut connaitre pire punition. Pire restriction. Pire sanction. Pire châtiment. Que celui, celle de se retrouver privé de son propre, seul et unique outil de travail. Me retrouver privé de celui-ci. Ôté de cette partie de mon corps. Partie mise comme en suspens. En mode "pause". En être privée et ne pouvoir rien y faire. Subir l'insoutenable. Etre là sans pouvoir. Etre prostrée dans les seules capacités qu'il me reste. Les écouter. Les regarder. Les écouter et les regarder faire ce que je n'peux pas faire. Ce que je n'peux plus faire. Etre là dans la douleur de l'imagination. Parce que c'est véritablement cela le plus dur à accepter. A affronter. L'imaginaire. N'être capable seulement que d'imaginer. Imaginer le faire. Comme eux. Comme vous. Le faire mentalement. Pour se rappeler et garder le souvenir en mémoire. Cette sensation si particulière. Ce goût si prononcé que je lui porte. Et qui m'a déchiré le coeur lorsque je l'ai vu petit à petit m'ôter cette partie de mon corps. La passer sous silence. Pour cette période. Ce temps qui me parait une éternité. Bien sur que c'est provisoire. Et fort heureusement car à vie. Je n'pourrais pas. Provisoire donc. Mais aux séquelles peu avoués. Je m'souviens de ma réflexion vendredi. De m'dire que je n'supportais plus ce "handicap". Et elle de m'répondre le sourire aux lèvres. Que cela ne faisait que trois jours. Et qu'il m'en reste à présent encore dix. Alors courage.Oui.
Il va m'en falloir

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 15:18

Modifié le dimanche 16 novembre 2008 15:31